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L’ambiance était desserte hier mardi aux groupes scolaires Mamadou Konaté et Dravéla 1er et 2e cycles et au lycée Prosper Kamara à la faveur de l’exécution du mot d’ordre de grève du Collectif des syndicats d’enseignants.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la grève décrétée mardi par le Collectif des syndicats d’enseignants et qui devra prendre fin ce mercredi à minuit a été largement suivie dans de nombreux établissements de la capitale.

Au Groupe scolaire, Mamadou Konaté seuls quelques élèves étaient présents dans la cour au moment de notre passage aux environs de 9 h. Le coordonnateur de ce groupe, Amadou Abdoulaye Touré, nous a appris que la grevé a été « à 100 % effective » dans son établissement. Ce qui était visible, car toutes les portes des salles de classes étaient fermées et certaines cadenassées.

C’est la même ambiance de désertion qui prévalait au Groupe scolaire de Dravéla 1er et 2e cycles. Le directeur de cet établissement, Barka Traoré, que nous avons rencontré à son bureau en compagnie d’un enseignant en train de rédiger son rapport sur la situation, a reconnu la réussite du débrayage des enseignants. « Seuls quelques enseignants étaient venus ce matin pour notifier individuellement qu’ils sont en grève », a noté M. Traoré. A Dravéla, nous avons effectivement aperçu un groupe d’enseignants autour d’une partie de thé.

Au lycée Prosper Kamara, le surveillant général Ernest Arama nous a révélé que seulement deux enseignants qui ne relèvent certainement pas des syndicats membres du Collectif n’ont pas observé la grève. Cependant, il a indiqué que ce non-respect du mot d’ordre de grève par seulement deux enseignants sur plus de 30 n’aura pas un impact sur l’effectivité de la grève au lycée Prosper Kamara.

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Ségou, des élèves en grève de 168 h

Pour exiger le paiement des frais de stage et la publication des résultats du 1er trimestre, les élèves des établissements professionnels et les lycées de Ségou ont décrété une grève d’une semaine. Selon nos informations, les élèves de 4e année des établissements d’enseignements professionnels de Ségou n’ont toujours pas perçu leurs frais de stage d’où l’ire de ces derniers qui, en accord avec leurs camarades des lycées de la Cité des Balanzans observent une grève d’une semaine depuis le lundi 4 mai. Les lycéens quant à eux exigent la publication des bulletins du 1er trimestre organisé depuis janvier dernier.

Amadou Waïgalo

06 Mai 2009