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La crise qui sévit dans l’école avec la série de grèves des syndicats d’enseignants n’est pas en voie de s’estomper. Et pour cause : la Coordination des enseignants persiste et signe dans sa volonté de voir satisfaites les différentes revendications. Cette grève d’avertissement de 48 heures qui a débuté hier, a paralysé, une fois de plus, l’école.
Lors de notre passage hier aux environs de 8 heures, c’était un spectacle de désolation au lycée Ba Aminata Diallo, à l’ECICA et au Lycée Askia Mohamed. A part quelques enseignants et élèves rassemblés dans la cour, les classes étaient désespérémentvide.

Le constat était le même partout où nous sommes passés. Cette grève doit inciter les acteurs de l’école à s’impliquer davantage pour ouvrir un dialogue afin de trouver une solution aux sept doléances de la Coordination.
Selon Tiémoko Dao, celle-ci est ouverte au dialogue, mais le gouvernement de son côté, ne s’est pas encore manifesté. Les syndicalistes ont fustigé le laxisme des pouvoirs publics, car, selon eux, seul l’Etat détient la solution à leurs problèmes.

Aux dires de Tiémoko Dao la grève a été largement suivie partout au Mali, d’où sa satisfaction. Dans cette dynamique, les syndicalistes ont réitéré leur détermination à appliquer, sans failles, leur plan d’action de grève revendicative jusqu’à mercredi à zéro heure.

Et si toujours il n’y a pas de satisfaction, la Coordination poursuivra ses actions. Comme le dit l’adage, le dit un homme averti en vaut deux. Maintenant, la balle est dans le camp du gouvernement.

Ramata TEMBELY

7 novembre 07