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Après de nombreux échecs de pourparlers entre les magistrats grévistes et le gouvernement , la grève, est sur le point de prendre une nouvelle tournure avec l’implication du président de la république.

Cette grève axée sur deux points, le premier point concerne la sécurité des magistrats, d’après les deux syndicats le SAM et le SYLIMA, la question de sécurité est devenue préoccupante depuis l’enlèvement du juge de Niono par des terroristes, quant au deuxième point, il s’agit de la revalorisation salariale.

Une rencontre a réuni ce mardi 16 octobre, a Koulouba, les membres du conseil supérieurs de la magistrature et le président de la république, Ibrahim Boubacar Keita dans le cadre d’une sortie de crise judiciaire.

Pour répondre aux deux grandes questions posées par les magistrats, le président de la république s’engage à envoyer un premier contingent de 122 agents des forces armées et de sécurité dans les différentes juridictions et ce, dans un meilleur délai.

En ce qui concerne la revalorisation salariale, selon les informations parues hier mercredi dans le journal l’indépendant, le chef d’état aurait notifié a ses interlocuteurs que l’état n’est « en mesure d’accorder un centime supplémentaire » comme l’avait déclaré son premier ministre, Soumeylou Boubeye récemment a Mopti.

Le SAM et le SYLIMA, disent insatisfaits des solutions du chef d’état. « Pour le moment, nous syndicats, n’avions rien constaté en terme de déploiement, même hier, nous étions à l’écoute de nos militant et il n’y a eu aucun déploiement sur le terrain» a déclaré M. Hady Maky Sall, président du SYLIMA.

Maminata Coulibaly,

Bamako, le 18 Octobre 2018

© AFRIBONE