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La semaine dernière, le Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga avait rencontré les responsables syndicaux des professeurs de l’enseignement supérieur qui, depuis novembre 2006, sont en grève pour non satisfaction de leurs doléances.

Cette rencontre semble porter ses fruits. En effet, hier mardi, à l’issue d’une réunion tenue à l’École nationale des d’ingénieurs, les professeurs n’ont pas levé définitivement leur mot d’ordre de grève, mais ont décidé de suspendre leur mouvement, si certaines doléances étaient satisfaites.

Aux yeux des grévistes, parmi leurs revendications, trois au moins sont primordiales: la première a trait à la signature du décret allouant une indemnité de logement au personnel enseignant de l’enseignement supérieur et aux chercheurs relevant de l’éducation nationale.
Concernant cette doléance, les grévistes avaient demandé 100 000 Fcfa, mais ont finalement accepté les 50 000 Fcfa proposés par les autorités. Cependant, la date buttoir d’exécution de cette doléance a été fixée au 28 février 2007.

De même, la satisfaction de tous les points d’accord consignés dans leur déclaration du 18 juillet dernier, comme la prise en compte d’une multitude d’arrêtés et de décrets portant, entre autres, sur la transposition des professeurs nommés par décret n¡Æ06-036/P-RM du 31 janvier 2006, le règlement intérieur de la commission nationale d’établissement des listes d’aptitude (CNELA) etc., tiennent les grévistes à cœur.

Parmi ces revendications, certaines ont connu un règlement total, par contre d’autres comme le décret additif de nomination aux fonctions de professeurs et celui réglementant les tâches liées aux examens restent à satisfaire et les grévistes fixent au 10 février prochain, le délai de rigueur pour la satisfaction de cette doléance.

Le 3è point concernant le règlement de tous les organes statutaires d’administration de l’ex-FSJE, notamment l’élection des doyens pour la faculté des sciences juridiques et politiques (FSJP) et celle des sciences économiques et de gestion (FSEG), nées de la scission de la FSJE, au plus tard le 31 mars prochain, reste à satisfaire. En effet, depuis les événements ayant entraîné en novembre 2004 la révocation du doyen Antoine Camara et de son adjoint Alpha Oury Pléa, l’ex-FSJE est régie par une administration provisoire.

Ainsi, la grève des professeurs du supérieur dépendra du traitement que réserveront les autorités à leurs exigences. Elle ne prendra fin qu’après satisfaction dans les délais fixés, de ces trois conditions.

07 février 2007.