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Une vive colère s’est emparée mercredi des milieux syndicats maliens, après l’atterrissage d’un avion d’Air France, en dépit d’une grève générale de 48 heures observée par le personnel de l’aéroport international de Bamako-Sénou, a constaté APA. C’est après un « forcing » que l’appareil a atterri mardi soir, a expliqué M. Siaka Diakité, secrétaire général de l’Union Nationale des Travailleurs du Mali (UNTM), la centrale syndicale à la base d’un débrayage qui paralyse, depuis mardi, l’ensemble des établissements publics et privés du pays.

« Cela est intolérable », a ajouté M. Diakité avant de faire part des démarches déjà entreprises par sa centrale, pour porter plainte auprès d’organismes comme le Bureau International du Travail (BIT) et la Confédération Internationale des Travailleurs.

De son côté, la présidente directrice générale des Aéroports du Mali, Mme Tabara Keita, a assuré que l’atterrissage de l’appareil d’Air France n’avait pu avoir lieu qu’en vertu du service minimum imposé, par la loi, aux Aéroports du Mali.

Selon Mme Keita, toutes les compagnies aériennes desservant la capitale malienne ont été averties des restrictions de services qui, depuis le début de la grève, les attendent à l’aéroport international de Bamako-Sénou.

Seule la compagnie « Air France » a accepté, dans ces conditions, d’effectuer un vol de type commercial sur Bamako, a déclaré Mme Keita dans un entretien exclusif accordé à APA.

Principale centrale syndicale au Mali, l’UNTM a appelé à une grève générale de 48 heures qui s’est traduite, à sa première journée de mardi, par une paralysie totale de nombreux établissements publics et privés du pays.

La centrale, à laquelle est affilié le syndicat des Aéroports du Mali, réclame une augmentation générale des salaires ainsi qu’une baisse des prix des produits de première nécessité, à un niveau compatible avec le pouvoir d’achat des populations.

APA


28 juin 2007.