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Arrêtés le 27 novembre dernier dans le cadre des enquêtes concernant «des militaires disparus et du charnier de Diago, les trente-deux gardes mis à la disposition du général Amadou Haya Sanogo vont finalement entamer leur grève de la faim à partir de demain mercredi. C’est la précision donnée hier par l’un de leurs avocats, Me Tièsolo Konaré qui dénonce « une détention illégale puisque ses clients n’ont jamais été présentés à un juge ».

Après leur arrestation depuis le 27 novembre dernier sur l’ordonnance du juge d’instruction du tribunal de la Commune III, Yaya Karembé, les 32 gardes rapprochés du capitaine Amadou Aya Sanogo, menacent d’aller, finalement à partir de demain mercredi, en grève de la faim pour protester contre leur détention « illégale. « ils n’ont été présentés à aucun magistrat à la date d’aujourd’hui », décrie un de leurs avocats, Me Tièsolo Konaré joint hier au téléphone.

Il a expliqué que« les détenus viennent de notifier leur avis d’aller en grève de la faim au juge en vue de réclamer leur droit et pour dénoncer leur détention illégale. Cette grève débute au plus tard le mercredi au lieu de ce lundi précédemment annoncé ».
Me Konaré a aussi déploré que « les détenus depuis leur arrestation se trouvent être isolés et ne reçoivent aucune visite d’un proche quelconque. Une situation qui leur pousse à cette décision pour recouvrer leur droit de détenus ».

Parmi ces détenus se trouvent le sulfureux ex-secrétaire du syndicat de la police (SPN), Siméon Kéita.

Ousmane Daou

L’Indicateur du Renouveau du 7 Janvier 2014