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Les promoteurs des établissements privés sont en grève de 48h, débutée hier, pour exiger du gouvernement le paiement de leurs arriérés des frais de scolarité et des additifs. La grève n’est pas suivie par certains au motif que les initiateurs ont violé les textes.

Les promoteurs des établissements privés secondaires observent depuis hier une grève de 48h. A travers cette cessation de travail, ils exigent le paiement de leurs arriérés des frais de scolarité des étudiants étatiques inscrits dans leur établissement, le paiement des additifs de l’année académique 2006-2007.

Conformément aux textes, le ministère de l’éducation verse aux établissements privés une somme en fonction du nombre d’élèves inscrits officiellement courant l’année académique.

Depuis la rentrée 2006-2007, certains établissements n’ont pas perçu un rond de cette subvention. Par rapport aux additifs, ils concernent l’argent que le gouvernement doit leur verser au titre des transferts des élèves.

Tous les établissements ne sont pas concernés par le non-paiement des arriérés. « C’est par solidarité que nous les soutenons. Cependant, tous sont concernés par les additifs », affirme une source.

Le non-paiement de la somme, selon cette source, s’explique par le fait que les promoteurs de ces écoles ont « gonflé » la liste des élèves envoyée au département de l’éducation. Cette liste a été l’objet de rejet par la commission pour être mise à jour.

Après contrôle par une commission dans beaucoup d’écoles, il a été décelé des anomalies sur la liste définitive des élèves qui furent corrigées. Mais le problème est que les promoteurs ne parviennent pas à rentrer dans leurs droits par ce qu’il n’y aurait point d’argent. « Aucunement l’argent ne doit être utilisé pour d’autres fins. Il a été budgétisé ».

Les textes prévoient que le paiement des établissements devait se faire trimestriellement « mais c’est à la veille des examens en mai juin que l’argent tombe » expliquent nos sources.

Amadou Sidibé

23 novembre 2007.