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La recomposition de la grande famille US-RDA est toujours à l’ordre du jour dans l’agenda de ses différentes composantes. Selon nos informations, de vieux «barons» de l’US-RDA gardent toujours la nostalgie des péripéties de leur parti à telle enseigne que les débats n’ont pu évoluer dans le sens d’une véritable recomposition de leur grande famille.

En marge des discussions internes, nous a-t-on confié, le secrétaire général de l’US-RDA, Badra Alou Macalou, aurait une forte propension à consulter les «anciens» du parti qui lui suggèrent beaucoup de prudence et surtout, de ne pas s’engager rapidement dans le changement de dénomination du parti.

Pourtant, Baba Akhib Haïdara a signalé que «les temps ont changé et à cause de l’évolution des conditions socio économiques de notre pays, nous connaissons maintenant un contexte national qui impose à toutes les formations politiques, désireuses de se ménager un réel avenir, d’entreprendre un profond travail d’adaptation et de rénovation en vue de participer sérieusement au combat politique nouveau, au service d’un développement authentique et du progrès de tous.

Pour ce qui la concerne, l’US-RDA vit ce contexte, confiante en sa capacité de relever la tête et sans souci de tension attentatoire à son identité. C’est donc en toute conscience de sa responsabilité historique qu’elle peut rappeler l’Appel de décembre 2004, adressé par son BPN au BDIA faso Jigi, PIDS, RMC, UMP, pour la reconstitution de la famille RDA et pour qu’ensemble, nous assumions la lourde et exaltante responsabilité de gérer cet immense et précieux patrimoine légué par les pères fondateurs, l’US-RDA, toujours au service du peuple malien».

En fait, aujourd’hui, il est difficile de recomposer ce qui a été défait à la suite, souvent, de longues batailles judiciaires. Malgré tout, les partis politiques sont à la recherche de nouvelles forces, notamment à l’approche des élections municipales. Des partis, tels que l’Adéma, l’URD ont engagé le combat du renforcement de leur parti, grâce à de nouvelles adhésions qui font de ces formations des entités capables de monopoliser de grands enjeux électoraux.

La recomposition de la grande famille RDA rentre donc dans la logique de se maintenir sur la scène politique, à un niveau respectable, au risque de devenir des partis politiques insignifiants, notamment en termes de capacité électorale. S’il est vrai que l’idéologie a son importance, il n’en demeure pas moins que la nostalgie du passé politique peut nuire gravement à l’évolution politique du parti.

Baba Dembélé

12 novembre 2008