Partager


Camarades militants (Adéma-URD-Miria-RPM), nous devons savoir entendre ce qu’ont exprimé les Maliens lors des législatives « nous vous voulons, mais unis » . Nous représentons 98 députés.

Cet appel aux retrouvailles, à une remise en cause profonde, rapide et vigoureuse des divisions qui n’offrent ni solutions ni perspectives, restent la seule voie si nous voulons revenir aux affaires.

Nos âmes doivent vibrer à l’unisson. Ces retrouvailles que je souhaite de tous mes vœux, rodent depuis des lustres dans bien des esprits des camarades. Il ne s’agira pas d’un montage artificiel et éphémère.

Chacun de nous doit se sentir débiteur de cette « Adéma » délaissée par ceux qui ont participé à l’entreprise. Ces retrouvailles ne doivent être la revanche de personne, comme elles ne devraient être la défaite de personne. Elles doivent être au contraire la croyance à l’absolue sincérité des uns et des autres pour la reconstruction de la maison commune.

Nul ne doit être jugé moins d’homme d’Etat qu’un autre, moins époustouflant qu’un autre ou moins prometteur encore moins représentatif et surtout pas moins sûr que tous les autres. Il s’agira de reprendre tous les camarades laissés au bord de la route.

Que de variations, que d’espérances abandonnées au bord de la route ! Soyons clairs camarades, il ne s’agit point d’une rémission. Il ne s’agit non plus de toujours lever de nouveaux lièvres pour accepter l’unisson ou d’avoir une répulsion à l’idée de nous retrouver.

L’union est indispensable, car nous voulons tous combattre la pauvreté et sommes tous engagés à batailler dur contre les maux qui gangrènent notre société.

J’en appelle à tous ceux qui ont souffert de cette déchirure depuis 1994, oui souffert, souvent jusqu’au désespoir de voir notre Adéma manquer toutes ses chances (2002, 2007) et qui en éprouvent une sorte de rage.

Rassemblons les décombres et bâtissons notre maison. La qualité de l’union retrouvée tiendra à la force tranquille et conciliante à l’égard de chacun et de tous. Aucun supposé courant n’est le tendeur ou la force d’appoint. Toutes les forces constituent la locomotive du train Adéma.

Il y a, j’en suis persuadé, en chacun d’entre nous une envie de se dépasser pour cette reconstruction. Cette volonté doit s’accomplir. Point de rancune inexpiable.

Il s’agit dès à présent de mettre un comité restreint chargé de mener à bien ces retrouvailles. Des personnalités qui inspirent confiance ; hommes de parti ! Mais surtout hommes de combat pour l’union de la grande famille Adéma comme Ousmane Sy, Pascal Baba Couloubaly, Oumar Samba Diallo, Klénan Sanogo, Boulkassoum Haïdara, Pr. Adama Diarra et d’autres pourraient être désignés à cette fin.

Cette Adéma renaissante doit être celle des oubliés, des pauvres, des plus modestes, de tous ceux dont la vie quotidienne est devenue un enfer. Une Adéma d’espérance nouvelle qui reconquérra l’âme de notre peuple et deviendra son seul ami.

L’Adéma aura inéluctablement besoin d’une certaine fraîcheur pour améliorer l’ambitieux chantier proposé aux Maliens. L’organisation des conventions thématiques qui réuniront élus, experts dans les domaines comme la politique sociale, la famille, l’environnement, l’éducation, le rythme des réformes des services publics, la culture, la diplomatie et cela avec un caractère offensif des idées exposées. L’immense attente de ceux qui nous ont fait confiance nous oblige.

Oumar dit Barou Sacko

( président du Club des amis d’Alpha Oumar Konaré)

06 septembre 2007.