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Une semaine après l’incendie qui a ravagé une grande partie du marché rose, le Grand marché de Bamako a connu hier un nouvel incendie. C’était aux environs de 20h. Fort heureusement, l’incendie parti d’un compteur électrique a vite été mis sous contrôle avec l’intervention diligente des agents de la société Energie du Mali (Edm-Sa). Si cet incendie a fait plus de peur que de mal, force est de reconnaitre qu’il relance le débat sur les raisons profondes du précédent incendie ayant causé d’énormes dégâts matériels et des blessés.

Nos sources, qui ont requis l’anonymat, n’écartent pas l’hypothèse d’un court-circuit ou d’une masse électrique à la base de récurrents incendies au niveau du Grand marché de Bamako. Ceci est d’autant plus plausible quand on sait que nos centres commerciaux se caractérisent par des pratiques hautement dangereuses pour la sécurité des personnes et de leurs biens. Il s’agit notamment des branchements électriques anarchiques au réseau d’EDM SA, de l’utilisation des fourneaux, de réchauds pour faire du thé et de grillades dans des conditions non sécurisées. Eu égard à tous ces incendies dramatiques les uns que les autres, il est temps de permettre à nos commerçants d’évoluer dans un environnement sécurisé au lieu de continuer de se lamenter à chaque que survient un sinistre. En tous cas, c’est ce qu’a semblé enseigner le chef de file de l’opposition lors de sa visite de solidarité aux victimes de l’incendie de la semaine dernière. L’honorable Soumaila Cissé a à cette occasion interpelé le gouvernement à faire face à ses responsabilités. A l’instar de M. Cissé, d’autres personnalités publiques comme Cheick Modibo Diarra, Modibo Sidibé et Ras Bath ont tous insisté sur la nécessité de moderniser les équipements marchands.

Une fois de plus les autorités sont interpelées à accélérer les travaux de réhabilitation du Marché rose de Bamako.

Moctar Dramane Koné
stagiaire

L’Indicateur du Renouveau du 19 Décembre 2017