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Dans certains cas, c’est grace aux prouesses et à la vigilance des forces de l’ordre et de sécurité que nous parvenons à accéder à des informations du genre. Dans d’autres par contre, on se voit devant le fait accompli. Des cas sont là pour illustrer ces deux varientes qui posent avec une très grande acuité la problématique de l’insécurité au Mali.

L’INSECURITE DANS TOUS SES ETATS

Aujourd’hui, comme hier, les paisibles populations sont fréquemment victimes de grand banditisme allant des vols de motos à des assassinats divers. Pour des fins rituelles? Il semble qu’il y ait plusieurs mobile de ces crimes odieux qui défraient la chronique ces temps-ci. Si l’on estime que la pauvreté monétaire est une donnée constante au sein de la population générale au Mali, force est de constater que certains ont choisi le grand banditisme et la criminalité comme méthode de survie.

En effet, ces individus, ayant comme philosophie, le réflexe de tenter par tous les moyens de gagner de l’argent sans travailler, vont au-delà de l’arnaque en commettant des actes criminels. C’est pourquoi, toujours à l’affût, ils n’hésitent pas à agresser des motocyclistes pour leur retirer leurs engins, notamment les motos Jakarta qui sont prisées depuis quelques années par les Maliens.

Ceux qui laissent faire ont, dans la plupart des cas, la vie sauve ; par contre, ceux qui cherchent à se défendre sont généralement tués par des gens sans foi ni loi avant qu’ils ne prennent la clé des champs avec les biens d’autrui. Le constat est amer et des scènes macabres de ce genre sont multiples. Faut-il encourager cette impunité? Les autorités sont interpellées à prendre les mesures énergiques pour mettre ces bandits hors d’état de nuire.

LES CAS D’AGRESSIONS PLUS EN PLUS NOMBREUX

L’insécurité se présente sous plusieurs formes, puisqu’en plus des voleurs de moto qui tuent de sang froid leurs propriétaires, comme ce fut le cas récemment survenu à Ségou dont l’auteur a été appréhendé par la gendarmerie de cette région, il y a ceux des enfants qui deviennent de plus en plus les cibles de certains individus mal intentionnés qui les enlèvent pour ensuite leur hoter la vie.

Récemment, un enfant d’environ cinq an a été sauvé de justesse de celui qui allait être son bourreau dans une Sotrama sur la route de Banankoro. A cela s’ajoute l’assassinat d’un enfant d’environ quatre ans à Sangarébougou Marseille.

Comme si tout cela ne suffisait pas, au niveau du cimetière de Niaréla, Carré des Martyrs, il a été découvert le corps d’une femme enfui dans un sac. Cette action en plein coeur de Bamako sème la panique au sein des habitants dudit quartier.

DECOUVERTE DU CORPS D’UN ENFANT DANS UN CHAMP A SANGAREBOUGOU

En effet, des gens sans foi ni loi ont entrainé un enfant de quatre ans environ dans un champ à Sangarébougou Marseille, avant de lui ôter froidement la vie. Quel cynisme! Compte tenu du caractère scandaleux de ce crime, le camp de gendarmerie qui couvre les communes rurales de Sangarébougou, Dialakorodji et Safo a ouvert une enquête à ce sujet après avoir pris des dispositions pour l’enlèvement du corps.

C’est elle qui a été informée de la découverte macabre par les premières personnes qui avaient aprçu le corps. Si les parents du pauvre ont été retrouvés le même jour dans l’après midi, les criminels n’ont encore pu être appréhendés. Dans les situations du genre, les enquêtes peuvent durer et il n’est pas toujours évident de mettre la main sur les auteurs de ces crimes crapuleux.

AMÉLIORER LES MOYENS ET LES CONDITIONS DES AGENTS

Toute chose qui amène à comprendre que le mieux est de prendre des mesures qui s’imposent pour prévenir les actes criminels. Cela nécessite que les plus hautes autorités accordent davantage d’importance à la protection des personnes et des biens. La création du camp de la gendarmerie pour ces trois communes est une marque de l’intérêt que les autorités accordent à la protection des personnes et des biens.

Qu’à cela ne tienne, au regard de la recrudescence de l’insécurité, il importe et urge que les agents chargés du maintien de la sécurité soient mieux outillés, notamment en véhicules pour les patrouilles, mais aussi en armements afin qu’ils puissent accomplir en toutes circonstances avec dextérité leur mission si noble, mais combien délicate.

Moussa SOW

05 décembre 2008