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«Dans le but de faire élire leur candidat à l’élection présidentielle, au deuxième tour, les partis s’engagent à mobiliser tous leurs militants et dégageront en outre les moyens de campagne subséquent pour les besoins de la cause» C’est la substance d’une plate-forme signée, le 9 février 2012, par le Groupement des Partis Solidaires (GPS) pour les élections de 2012.

jpg_hameye.jpgEn s’engageant à participer aux prochaines élections générales, le GPS 2012, à l’instar de la plupart des acteurs politiques maliens, est convaincu qu’une seule force politique n’est pas en mesure de remporter ces scrutins et de gérer le Mali. Dans ce contexte, le regroupement politique s’impose comme une alternative. Mieux, le contexte politique et sociale actuel du pays exige à la tête de l’Etat «un président solide, énergique, compétent, sérieux et crédible ; un président qui aura à cœur l’unité, la cohésion nationale et l’intégrité du territoire ; un président capable de gérer et ramener la paix et le niveau académique requis dans le système éducatif ; un président rassembleur», cite le Pr. Younouss Hamèye Dicko, coordinateur du GPS et président du Rassemblement pour le Développement et la Solidarité (RDS).

C’est en avril 2011 que 32 partis politiques ont initié une alliance politique, dénommée G32, pour exiger de l’Etat un fichier électoral fiable et des élections dont les résultats correspondront aux normes électorales. L’alliance avait adressé à cet effet, un mémorandum au chef de l’Etat le 24 juin dans lequel elle relevait les incohérences du Recensement Administratif à Caractère Electorale (RACE). «Notre objectif n’a pas changé» soutient le Pr. Younouss Hamèye Dicko qui a rappelé que la question du fichier électoral reste encore incertaine.

L’un des objectifs ultimes du GPS est d’encourager la reconquête du pouvoir en 2012 par un homme politique après l’expérience du président Amadou Toumani Touré (2002-2012), issue d’une candidature indépendante. Cet homme, souligne le Pr. Younouss Hamèye Dicko, doit avoir une assise sociale et politique solide pour gouverner le pays. Le G32 s’est érigé en GPS 2012, le 7 octobre, pour faire face à cette nouvelle ambition, cette fois-ci, électoraliste. L’alliance regroupe aujourd’hui quarante et huit (48) formations politiques dont le RPM d’Ibrahim Boubacar Keïta, la CNAS-Faso Hèrè de Soumana Sacko, l’URD de Soumaïla Cissé, la SADI de Oumar Mariko, les PUR qui soutiennent la candidature du député Housseiny Amion Guindo, le YELEMA de Moussa Mara, le RpDM de Cheick Modibo Diarra, etc., tous candidats à l’élection présidentielle. L’Adéma-PASJ et le PDES ou encore les indépendants comme Modibo Sidibé ne font pas parti de cette alliance. Plus d’une trentaine de partis membres du GPS ont déjà paraphé la plate-forme dont la signature s’est ouverte le 9 février.

Selon les termes de l’accord politique, chaque parti de l’alliance peut présenter un candidat au premier tour. Dans l’hypothèse d’un second tour à laquelle accède un candidat de la plate-forme, les partis signataires se doivent «un soutien obligatoire» à ce dernier. «Tout parti de l’alliance qui ne présente pas de candidat au premier tour a l’obligation de soutenir un candidat issu du GPS 2012» exige le document à ses signataires. Dans l’hypothèse de l’accession de deux candidats du GPS au second tour, les partis membres seront libres de soutenir le candidat de leur choix.

Seydou Coulibaly

13 Février 2012

©AFRIBONE