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Gouvernorat du district de Bamako : Les agents des Communes II et III menacent de prendre en otage l’élection présidentielle s’ils ne sont pas mis dans leur droit

La tenue d’élection libre, crédible, transparente et acceptée de tous passe par une bonne formation des agents électoraux. Il s’agit du président du bureau de vote et ses quatre assesseurs. C’est dans ce cadre que le gouvernorat du district de Bamako a initié une formation à l’intention de ses agents électoraux depuis le lundi 15 juillet dernier.

Les agents des communes II et III ont été outillés en premier lieu en début de cette semaine et à la suite de cette séance de formation ces agents n’ont pas reçu leur prime de formation. Face à cette situation, ils se sont regroupés pour réclamer leur prime et ils préconisent même de prendre en otage les élections c’est du moins ce qui ressort d’une rencontre avec leurs représentants.

Suite à ces différents remous, nous avons pu rencontrer le Gouverneur du district de Bamako, Georges Togo.

Selon lui, sa structure doit assurer la formation de 11 000 agents à travers la capitale donc c’est par souci de gagner du temps qu’il a décidé d’anticiper cette activité avant que les fonds ne soient disponibles.

« Je reconnais que dans les deux premières communes l’information n’a pas passé » a déploré le gouverneur. Contrairement aux autres communes les agents ont été informés de la situation avant même de commencer la formation.

Il a donné l’assurance à tous les agents qui ont suivi la formation qu’il n’y a aucun problème par rapport au paiement des primes. A en croire le gouverneur, dès que les fonds destinés à payer les primes estimés à plus de 165 millions seront disponibles, il va faire appel aux différents régisseurs des mairies afin de procéder au paiement.

Selon lui, c’est une obligation de payer les frais de formation des agents car ils ont une place primordiale dans le bon déroulement du processus électoral.

Il a appelé les présidents de bureau et les assesseurs à être patients qu’il n’y a aucun péril en la demeure et que, c’est seulement une question de jour a-t-il précisé.

Boubacar PAITAO

L’Indépendant du 19 Juillet 2013.