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Cette vague de recrutements concernera un nombre important de corps de la Fonction publique : l’administration générale, l’action sociale, les arts et la culture, les constructions civiles, les finances, les services économiques, les affaires étrangères, l’agriculture et le génie rural. Ce n’est pas tout.

Il y a aussi le corps de l’industrie et des mines, de la jeunesse et des sports, des impôts, du travail et de la sécurité sociale, de la planification, des eaux et forêts, de l’élevage, de la statistique, du Trésor public, de la santé, de l’informatique. Le concours commence dès ce samedi

La directrice adjointe à la direction nationale de la Fonction publique et du personnel, Mme Fatoumata Coulibaly, explique comment ces concours ont été organisés. Les candidats, dit-elle, ont commencé à déposer leurs dossiers dans les différents centres d’examen. Il s’agit des centres de Bamako, Kayes, Gao, Sikasso, Mopti et Ségou.

« Le centre de Ségou sera ouvert pour la première fois à l’occasion de ce concours », précise la directrice adjointe avant de constater que la décentralisation des centres d’examen a soulagé pas mal de candidats résidant à l’intérieur du pays. Elle a même permis d’augmenter le nombre de candidatures ces dernières années.

La date de clôture du dépôt des candidatures n’étant pas arrivée, la direction nationale de la Fonction publique et du personnel ne dispose pas encore du nombre précis des candidats qui vont concourir à travers le pays. « On ne peut pas pour le moment déterminer le nombre de candidats.

Les statistiques sont, en effet, établies après le déroulement du concours car un candidat a la possibilité de déposer ses dossiers le jour même des épreuves lorsque son cas est jugé exceptionnel », explique la directrice adjointe de la Fonction publique et du personnel.

Elle a tout de même annoncé que de toute évidence, le nombre des candidats lors de ce concours sera plus élevé que celui du précédent concours à l’occasion duquel la direction nationale de la Fonction publique a enregistré plus de 32 000 dossiers de candidature.

Les épreuves du présent concours commenceront samedi avec le corps des inspecteurs des finances et des impôts. Ensuite, les autres enchaîneront. La boucle sera bouclée le 30 décembre avec les corps des administrateurs civils, des conseillers des affaires étrangères, de l’administration du travail et de la sécurité sociale, des secrétaires d’administration.

Les candidats aux corps des contrôleurs des finances B2, des contrôleurs du trésor B2, des contrôleurs économiques B2 et les techniciens des travaux de planification passeront leurs épreuves le même jour. La direction nationale de la Fonction publique a prévu 60 candidats et deux surveillants par salle d’examen. Qu’il s’agisse de Bamako ou des centres de l’intérieur.

Il faut noter que l’État a consenti d’importants efforts ces dernières années pour les recrutements de fonctionnaires et de contractuels dans la Fonction publique. Le dernier concours a permis l’engagement de plus de 764 agents dans la Fonction publique. C’était au cours de cette même année. Le présent fera beaucoup plus avec le recrutement de 1022 agents. « Parallèlement aux concours directs, l’État a recruté cette année plus de 2014 agents contractuels du personnel d’appui de l’administration.

Il s’agit notamment d’agents de saisie, de chauffeurs, de manoeuvres, de comptables, de plantons, de gardiens, de jardiniers », indique la directrice adjointe de la Fonction publique et du personnel.
En 2005, un total 1509 jeunes fonctionnaires avait été recruté. L’année suivante, ils étaient 1005. En 2007, 760 nouveaux agents sont venus grossir les effectifs.

L’élan ainsi imprimé à l’accroissement du personnel du secteur public va se poursuivre en 2009 où il est prévu le recrutement de plus de 11 292 agents. Ces recrutements concerneront les secteurs de l’administration générale, de la justice, de la santé et du développement social, de l’agriculture et l’environnement et de l’éducation.

L’objectif visé par le projet de développement économique et social (PDES) en matière d’emploi est de créer 50 000 emplois publics d’ici 2012 et le ministère de la Fonction publique et de la Reforme de l’État est en première ligne pour relever ce défi.

M. KÉITA

Essor du 18 Décembre 2008