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Le ministre de l’Education, de l’Alphabétisation et des Langues Nationales, Adama Ouane, et son homologue de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Scientifique, Harouna Kanté, ont rencontré hier jeudi les partenaires techniques et financiers (PTF) du secteur de l’Education sur la formation professionnelle.

La rencontre a enregistré la présence du ministre délégué chargé de la Jeunesse et de la Formation professionnelle, Bruno Maïga, et de responsables du monde scolaire, universitaire et de l’emploi. Il s’agissait de renouer le dialogue afin de reprendre les relations de coopération bilatérales et multilatérales suspendues depuis le coup d’Etat militaire du 22 mars dernier.

Rappelant la suspension du processus de coopération de notre pays avec les partenaires techniques et financiers, le ministre de l’Education, de l’Alphabétisation et des Langues Nationales a souhaité que ces relations redémarrent à partir de cette rencontre. Une feuille de route a été élaborée dans ce sens, a expliqué Adama Ouane. Elle instruit au gouvernement la libération des régions sous occupation des bandits armés, la restauration de l’intégrité du territoire national, le retour à une normalité constitutionnelle, l’organisation d’élections libres, transparentes et acceptées par le peuple malien. A cela s’ajoutent la restauration de la justice sociale et la redistribution équitable des ressources publiques. Il y a également la garantie du droit à l’Education, l’insertion des déplacés du Nord au Sud et surtout la reprise des activités de développement avec les PTF. L’éducation, a souligné Adama Ouane, est un vecteur, une composante essentielle dans le dialogue social et les coopérations partenariales.

« Nous devons collaborer, discuter, servir et aider à servir les élèves déplacés et restés au Nord de notre pays », a-t-il préconisé avant d’inviter les élèves à cultiver les vertus de l’excellence. « La première vision de mon département est d’améliorer la bonne gouvernance, le cadre institutionnel et donner une large autonomie à notre système éducatif. Cela se fera par une planification globale du système à long et moyen termes et impose un certain nombre de ressources humaines et infrastructures adaptées », a ajouté son homologue de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Scientifique. Dans cette perspective, Harouna Kanté a annoncé une réflexion axée sur la délocalisation de l’Université de Bamako, les filières universitaires, la formation des enseignants, les nouvelles technologies. Selon le ministre délégué chargé de la Jeunesse et de la Formation professionnelle, Bruno Maïga, le desoeuvrement, la déscolarisation et la déperdition des jeunes figurent parmi les raisons de la rébellion au Nord du Mali.

Pour cela, propose-t-il, le gouvernement de transition doit récupérer tous les jeunes chômeurs pour leur donner une formation de qualité et de citoyenneté dans leur spécialité respective. Répondant aux membres du gouvernement, le chef de file des PTF, Joris Van Bommel, a annoncé que les partenaires techniques et financiers ont repris leurs actions de coopération avec le gouvernement de transition. Ils vont aider notre pays à assurer une éducation et une formation de qualité, a-t-il assuré. C’est dans ce cadre qu’une mission de la Banque mondiale séjourne actuellement au Mali en vue de rétablir le lien entre le Mali et cette institution, a indiqué Joris Van Bommel.

Sidi Yaya Wagué

L’Essor du 15 Juin 2012