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L’équipe gouvernementale mise en place le 9 septembre 2013 sous la houlette du Premier ministre Oumar Tatam Ly, va devoir faire ses adieux dans les prochains jours. Cela à la suite des dernières élections législatives où le parti présidentiel n’a pu obtenir la majorité des députés (66 sur 147). Soutenu par une forte coalition au second tour de la présidentielle, le président IBK, qui a dit et redit que son pouvoir ne sera pas un partage de gâteau, se voit, toutefois, obligé de faire de la place aux représentants pléthore de partis politiques qui l’ont accompagné dans sa course pour le palais présidentiel.

En tout cas, c’est la crainte émise par certains barons du RPM, le parti présidentiel, à la vue des très nombreux représentants de partis alliés, lors des journées parlementaires de la majorité qui se sont tenues à l’hôtel Radisson blu, le mercredi dernier. Quand on sait que dans le gouvernement actuel, le RPM se taille la part du lion avec quelque 19 membres et que l’ADEMA, par exemple, n’a que deux représentants. Avec des partis qui frappent déjà à la porte, il faudrait s’attendre à ce que le RPM revoit sa boulimie à la baisse, de gré ou de force.

Cela dans la mesure où IBK a toujours affirmé que son pouvoir n’est pas un partage de gâteau. Il va devoir prendre en compte la représentativité des différents partis à l’hémicycle pour composer son futur gouvernement. Si le gouvernement post-victoire a été composé, principalement, par des cadres du parti et des proches de la famille présidentielle, la prochaine équipe sera le reflet des forces de la majorité présentes à l’hémicycle. Sur la base de cette logique, et compte tenu du fait que le président IBK se voit obligé de consoler également quelques candidats malheureux, car le nombre de ministres RPM va indéniablement chuter. Dans quelle proportion ? Difficile à dire. Peut-être de 19 à 10. Surtout que le nombre de ministres sera, lui aussi, réduit. De 34 présentement à moins de 30.

Mamadou FOFANA :

L’Indépendant du 17 Janvier 2014