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Le Premier ministre Moussa Mara a jeté son dévolu sur une équipe de 31 membres avec 8 entrants dont une femme pour exécuter le programme qui lui a été confié par le président de la République IBK.

Gouvernement de technocrates ou de mission, celui dont la liste a été rendue publique le vendredi 11 avril 2014 dans la nuit est une équipe de 26 hommes et 5 femmes. Elle a une taille un peu plus réduite que le précédent qui comptait 34 membres, dont 4 femmes.

La première grande remarque est la disparition des ministères délégués au nombre de cinq dans l’ancien gouvernement au profit des ministères pleins. Des titulaires des ministères-clefs comme l’Administration territoriale et l’Equipement et les Transports dans le gouvernement Oumar Tatam Ly ont été remerciés. Les généraux Moussa Sinko Coulibaly et Abdoulaye Koumaré, proches de l’ex-junte pour avoir été l’un et l’autre directeur de cabinet du président du CNRDRE, Amadou Haya Sanogo, ont été remplacés à leurs postes.

En plus d’eux, les ministres de la Culture Bruno Maïga, de l’Environnement et de l’Assainissement, Ousmane Ag Rhissa (tous deux du RPM, le parti d’IBK), de la Communication et les Nouvelles technologies de l’information, Jean-Marie Sangaré, de la Réconciliation nationale et du Développement des régions du Nord, Cheick Oumar Diarrah, et celui de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Moustaph Dicko ont cédé leurs fauteuils.

Les titulaires des ministères de souveraineté ont été dans l’ensemble reconduits à leurs fonctions à l’exception des Affaires étrangères et de la Coopération internationale qui échoit à Abdoulaye Diop, diplomate de carrière et ancien ambassadeur du Mali à New York, précédemment représentant résident du Programme alimentaire mondial (Pam) à Addis-Abeba (Ethiopie) se voit ajouter l’Intégration africaine à ses prérogatives. Son prédécesseur, Zahabi Ould Sidi Mohamed hérite du portefeuille de la Réconciliation nationale.

A défaut de respecter la parité hommes-femmes, le nombre de femmes a été porté à 5 contre 4 dans le précédent avec la nomination de Mme Ndiaye Ramatoulaye Diallo dite Rama à la Culture. Aussi, deux hommes politiques et présidents de parti font leur entrée pour la première fois de leur histoire dans un gouvernement au Mali.

Il s’agit de Me Mountaga Tall, président du Congrès national d’initiative démocratique/Faso yiriwa ton (Cnid/Fyt) en qualité de ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique et Housseiny Amion Guindo, président de la Convergence pour la démocratique du Mali (Codem) comme ministre des Sports. Ces deux leaders de parti sont de la même coalition politique qui a soutenu IBK au 2e tour de la présidentielle de 2013.

Avec la nouvelle dénomination de l’Economie numérique, de l’Information et de la Communication, ce département change d’appellation et de titulaire en la personne de Mahamadou Camara, journaliste, féru des Ntic et précédemment directeur de cabinet du président de la République IBK. Il remplace Jean-Marie Idrissa Sangaré.

Ousmane Sy, cacique de l’Adéma/PASJ, le père de la décentralisation au Mali pour avoir conçu et dirigé le processus dans notre pays, qui a été ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation quand IBK était Premier ministre d’Alpha Oumar Konaré et précédemment secrétaire général de la présidence de la République sous la transition, revient à ses premières amours. Il est nommé ministre de la Décentralisation et de la Ville.

Abdrahamane Dicko

14 Avril 2014