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Le mini-sommet de Ouaga pour le Mali a exigé la formation d’un gouvernement d’union nationale d’ici le 31 juillet 2012. Un camouflet pour le PM qui doit rendre le tablier pour son avenir politique.

Au-delà de l’exigence de la formation d’un gouvernement d’union nationale, force est de reconnaitre que le contexte actuel nécessite un changement de la personne même du premier ministre. Pour panser les plaies, unifier le pays, aider à sa reconstruction, l’organisation d’élections libres, justes et transparentes, l’actuel responsable de la primature a montré ses limites. Et pour ce faire, le Mali a besoin d’un homme d’expérience qui maîtrise les rouages de l’Administration et qui a une meilleure connaissance de la gestion de l’Etat. Il s’agit d’un technocrate avéré, résolument engagé dans la gestion des crises et muni d’un carnet d’adresses tant au plan international que sous-régional.

En somme un diplomate de carrière qui a une maîtrise de l’Etat, des organisations et institutions internationales. L’actuel premier ministre bien qu’il fût navigateur interplanétaire, mathématicien de renom etc. a du mal à faire avancer le bateau Mali. Lui et son équipe ont encore du mal à démarrer. De sa nomination à maintenant rien ne va. Au contraire nous allons de surprise en surprise, de mésaventure en mésaventure.

L’agression du Président par intérim, l’histoire des bérets rouges et bérets verts, l’affrontement entre rebelles et islamistes au nord, la destruction des mausolées et mosquées à Tombouctou, la division au sein de la société etc. , tout laisse à croire que le Dr Cheick Modibo Diarra n’a ni l’expérience, ni la capacité, encore moins le charisme qu’il faut pour sortir le Mali du trou dans lequel où il se trouve.

La situation s’aggrave de jour en jour et le pays sombre dans le chaos total. Cheick Mohamed Abdoulaye Souad alias Cheick Modibo n’est plus celui qui peut conduire la transition et nous amener aux élections. Les Maliens, la communauté internationale, tout le monde a constaté un pilotage à vue, un PM sans feuille de route. Le temps presse et si nous ne prenons garde nous risquerons d’assister au chaos qui a déjà annoncé ses couleurs. Donnons au Mali une chance de se sauver avec un premier ministre qui connait les réalités de notre pays.

Binta Gadiaga

12 Juillet 2012