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Les actions que mène le gouvernement de transition dans l’intérêt des populations, dans un contexte difficile de crise multidimensionnelle et de sanctions internationales sont à saluer. Sauf que le pouvoir semble avoir ouvert trop de fronts.

-maliweb.net- Malgré le contexte de crise aggravée dans laquelle le pays se trouve depuis plusieurs années et particulièrement depuis 2018, le gouvernement joue la carte de la résilience. Et le gouvernement arrive à mener des actions surtout au plan social pour améliorer le quotidien des populations.

A titre d’exemple, l’équipe gouvernementale déploie des efforts non-négligeables pour l’approvisionnement correct du pays, frappé par un embargo visant à l’étouffer économiquement. Et les analyses de plusieurs économistes annonçant que le Mali ne pouvait pas tenir face aux sanctions se sont révélées inexactes. Ce qui fait que depuis le 9 janvier 2022 que les sanctions inhumaines de la CEDEAO et de l’UEMOA ont été prises, le Mali résiste.

Le gouvernement a pris le taureau par les cornes pour contourner les sanctions en négociant d’autres voies d’approvisionnement du pays en denrées de tous genres. Il s’agit des débouchés des ports de Conakry et Nouakchott, qui permettent d’inonder le pays en denrées de consommation, faisant pâlir de confusion les autorités sénégalaises et ivoiriennes, les ports de Dakar et d’Abidjan étant les anciens accès du Mali à la mer.

En outre, en dépit des contraintes budgétaires marquées par la suspension des axes de coopération et de diverses aides, le gouvernement vient de lancer un vaste programme de réhabilitation des routes dans le district de Bamako et dans certaines capitales régionales du pays.

En effet, plusieurs axes routiers de la capitale sont en chantier, soit pour y réaménager des caniveaux ou pour la rénovation de certains tronçons de grande fréquentation.  Ces travaux, alors que les avoirs du Mali sont gelés à la BCEAO, font croire que les anciens gouvernants du pays n’avaient pas certainement géré de façon optimale les ressources du pays.

Ces efforts ne peuvent occulter les actions multiples d’équipements des forces de défense et de sécurité face au péril terroriste. Ce qui a conduit aujourd’hui à une réelle montée en puissance l’outil de défense national. Combien de milliards de nos francs ont été injectés dans l’acquisition d’aéronefs, de camions de transport de troupes, d’armements lourds, de radars et équipements de transmission, etc ? Combien de milliards ont été mobilisés pour des conventions d’appui et de formation dans le domaine militaire avec des partenaires russes ? Et dire que tout cela se fait sur fonds propres de l’Etat malien, c’est-à-dire sur le budget national mérite que l’on félicite les plus hautes autorités pour leur engagement patriotique. Sans compter que le président de la Transition tienne parole au plan humanitaire en consacrant une partie substantielle de son fonds de souveraineté en faveur des populations. Combien de forages d’eau potables ont été déjà gracieusement offerts aux populations des endroits reculés du pays en moins de deux ans de la transition ?  Ces gestes méritent d’être salués pour encourager le pouvoir de Transition du Colonel Assimi Goïta à persévérer dans la bonne voie.

S’y ajoutent des actions pour apaiser le front social et trouver des solutions pour tempérer les effets néfastes de la cherté de la vie au plan international. Ce qui incite à féliciter le gouvernement de Transition, qui travaille d’arrache-pied, malgré les conditions difficiles dans lesquelles se trouve le pays.

Boubou SIDIBE

Source: maliweb.net