Partager


La reprise du dialogue entre le Gouvernement et la Confédération Syndicale des Travailleurs du Mali (CSTM) autour des points de revendications de cette dernière n’aura été que de courte durée. Le temps d’une journée aura suffi pour que les négociations soient suspendues.

Qu’est-ce qui a motivé l’interruption brusque du dialogue entre deux partenaires condamnés à s’entendre?

C’est le mardi 12 février 2008 que les négociations ont repris dans la salle de conférence du ministère du Travail, de la Fonction Publique et de la Réforme de l’Etat autour du cahier de doléances déposé par la centrale syndicale le 1er mai 2007.

57 POINTS DE REVENDICATIONS

Côté gouvernemental, c’est le ministre Abdoul Wahab Berthé qui a introduit les débats avant de se retirer plus tard. La délégation de la CSTM était conduite par Youssouf Ganaba, secrétaire général de la Fédération de l’Education Nationale (FEN).

Le cahier de doléances déposé auprès du gouvernement par la CSTM le 1er mai 2007 comporte 57 points de revendications. Il faut rappeler que la centrale syndicale a observé les 27, 28 et 29 novembre 2007 une grève qui a été peu suivie. A la date du 29 novembre dernier, sur les 57 points de revendications de la CSTM, seulement 30 ont été examinés par les deux parties.


LES POINTS QUI ONT FAIT L’OBJET D’UN ACCORD

A ce jour, seulement 13 points sur 57 ont fait l’objet d’un accord entre le gouvernement et la CSTM. Ce sont entre autres: la correction des inégalités constatées entre les grilles indiciaires des catégories B1 et B2, le respect des conventions 87 et 98 de l’Organisation Internationale des Travailleurs (OIT) ratifiées par le Mali, l’augmentation des primes de responsabilités et les indemnités des agents de l’Etat.

L’on se rappelle que les syndicats des transporteurs routiers du Mali se sont plaints des tracasseries policières. De ce fait, ils sont partis en grève unilaterale sans l’avis de la CSTM. Ils ont trouvé gain de cause. Parmi les points qui ont fait l’objet d’accord entre la CSTM et le Gouvernement, il y a aussi la création d’une ligne budgétaire de subvention en faveur des syndicats, l’application de la convention des Centres de Santé communautaires (CSCOM) et le relèvement du Salaire Minimum Interprofessionnel Garantie (SMIG).

LES POINTS DE DESACCORDS

Sur les 57 points de revendications de la CSTM, si 13 points ont fait l’objet d’un accord, par contre, 16 points constituent des points de désaccords. Il s’agit entre autres de l’octroi d’une indemnité de service rendu aux fonctionnaires partant à la retraite, l’immatriculation des chauffeurs et conducteurs routiers à l’INPS sur la base d’un contrat de travail, une réduction des tarifs d’eau et d’électricité, l’augmentation des taux d’allocations familiales, le remboursement et le paiement des subventions des années antérieures. Il reste encore 28 autres points qui ne sont pas encore examinés.

Pour répondre efficacement aux revendications de la CSTM, le gouvernement les a réparties entre plusieurs départements ministériels. Chaque département, en ce qui le concerne, est en train d’étudier ces revendications selon nos informations, à l’état actuel des choses, toutes les réponses ne sont pas encore parvenues au ministère du Travail de la Fonction Publique et de la Réforme de l’Etat.

Aux dernières nouvelles, les négociations ont été suspendues le mardi après midi et les deux parties ont convenu de se retrouver le lundi 18 février prochain.

Daba Balla KEITA

14 Février 2008.