Partager

Après la nomination du président de la République par intérim et du Premier ministre de transition, notre pays s’apprête à aborder une nouvelle étape de son processus de retour à une vie constitutionnelle normale : l’annonce des membres du gouvernement de transition.

Prévue pour hier soir, aux environs de 20 heures, elle a été remise à aujourd’hui.

A l’origine de ce report, quelques problèmes et non des moindres. Pour le Premier ministre, il s’agit de constituer une équipe réduite, dont le nombre varie entre 17 et 20 membres, y compris les leaders politiques ; tandis que pour la junte militaire, cette équipe doit être constituée de jeunes, du « sang, des gens de valeurs », comme ils disent. Une équipe sans à la « veille garde politique ».

La réaction du Front Uni pour la Sauvegarde de la Démocratie et de la République (FDR) ne s’est pas fait attendre. « Nous rejetterons ce gouvernement, si nous n’y participons pas », rétorquent ses leaders.

De son côté, la junte militaire révendique tous les postes –clés, ou presque : l’Economie et les Finances, la Défense, la Sécurité, les Mines, les Affaires Etrangères, la justice.

Chose jugée inacceptable, par les leaders du FDR, qui ont claqué la porte. D’où le blocage.

Pendant ce temps, les « Maliens d’en bas » sot déboussolés. La misère gagne du terrain. Les populations du nord continuent de vivre sous la botte des « envahisseurs ». le pays reste coupé en deux. Avec son cortège d’insécurité et de victimes.

Une certitude : l’annonce de la nouvelle équipe gouvernementale est prévue dans les prochaines heures. Sa mission est claire : la reconquête des trois régions du nord occupées par le MNLA et ses alliés islamistes et l’organisation d’élections libres, transparentes et crédibles.

En attendant, tous les regards restent tournés vers la Primature.

Oumar Babi

Canard Déchainé du 25 avril 2012