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Après la mise en place du Gouvernement Cheick Modibo Diarra II, en principe, plus rien ne devait le bloquer dans la prise d’initiatives concrètes en vue de la libération des régions nord. La priorité : le nord, rien que le nord, la mère de tous les combats.

C’est un secret de polichinelles. Le Gouvernement d’union nationale était attendu par les maliens pour la libération des trois régions nord du pays. Aujourd’hui, sa mise en place est pratiquement chose faite. Il est là, même si des voix se sont levées avant ou après sa mise en place pour dénoncer, dans les salons feutrés, ce gouvernement que beaucoup ont bien voulu présenter comme un gouvernement d’ouverture qui est loin d’être le gouvernement d’union nationale qui était attendu .

Malgré la grande déception au niveau de différents acteurs politiques et de la société civile, personne n’a voulu faire une déclaration allant dans le sens d’empêcher le Gouvernement à faire face aux deux missions principales qui lui sont confiées : la libération des régions nord et l’organisation d’élections transparentes, libres et crédibles pour replacer le Mali dans le concert des nations. La grande majorité des acteurs politiques et de la société civile, bien qu’ayant des reproches à formuler contre ce qu’il est convenu d’appeler le gouvernement Cheick Modibo Diarra II, pour l’intérêt supérieur du Mali, pour la quiétude et surtout pour ne pas être perçus comme ceux qui font trainer les initiatives en vu de la libération des régions nord, ont accepté sans applaudir.

Donc, l’on est en droit de dire que plus rien ne doit bloquer la prise des initiatives concrètes de la part du gouvernement pour faire face a la crise du nord, d’autant plus que Cheick Modibo Diarra s’est arrogé l’essentiel des ministères qui ont un rôle important à jouer dans la libération des régions du nord. Avec un si grand boulevard ouvert devant lui pour aller à la libération du nord par la négociation ou par la guerre, les maliens sont aujourd’hui en droit d’attendre des initiatives concrètes.

Aujourd’hui, Cheick Modibo Diarra et son gouvernement doivent comprendre que, dans l’urgence, les maliens, surtout ceux pris dans l’étau des islamistes et autres bandits armés dans le nord du pays et tous ceux qui ont été obligés de fuir la mère patrie, pour se refugier dans des conditions souvent précaires chez des voisins, n’attendent que des actions concrètes, pour voir les espoirs fleurir au nord.

Assane Koné

Le Républicain du 27 Août 2012