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Le ministre de l’Economie et des Finances, Dr Boubou Cissé et le Président Directeur Général de la Banque Nationale de Développement Agricole(BNDA), Moussa Alassane Diallo, ont procédé, le vendredi 25 août dernier, à la signature d’une convention portant sur 50 milliards FCFA dédiéeà la promotion du secteur agricole au Mali. C’était dans la salle de réunions du dudit Ministère en présence de Baba Berthé, PDG de la CMDT et de Modibo Keïta, PDG du groupe GDCM.

Dans son intervention, Moussa Alassane Diallo, Président Directeur Général dela BNDA a expliqué que cette cérémonie marque un tournant historique et décisif dans le financement de l’agriculture au Mali. Selon lui, c’est la première fois dans l’histoire de la politique agricole du Mali qu’un gouvernement mette en place un mécanisme de financement structuré et sur du long terme pour accompagner la promotion et le développement des aménagements agricoles.

Pour lui, cette convention a pour objectif de mettre en place un mécanisme de financement cohérent et adapté à la couverture des besoins d’investissement dans les aménagements des terres agricoles afin d’augmenter la production et la productivité, le stockage, la conservation et la transformation des produits agricoles.

«Par cette convention, l’Etat s’engage à constituer progressivement un fonds de garantie d’un montant de 50 milliards FCFA sur une période de 20 ans. Sa mise en œuvre permettra d’assurer la promotion de l’investissement privé en milieu agricole et rural, la réalisation de l’autosuffisance alimentaire notamment en pomme de terre dans une échéance de trois campagnes agricoles, l’augmentation de la production agricole et l’amélioration du revenu des paysans ainsi que la lutte contre le chômage en milieu rural », a-t-il indiqué.Avant de toucher du doigt la caractéristique du financement de l’agriculture au Mali qui selon lui, est caractérisé par une clientèle rurale fortement dispersée dans l’espace, avec un faible niveau de production et de bancarisation. S’y ajoutent une faible capacité de stockage et de conservation de la production, un accès difficile et l’éloignement des zones de production, un secteur tributaire des aléas climatiques et un circuit de commercialisation des produits agricoles peu structuré.
« La présente convention sera de nature à apporter une réponse structurelle à court, moyen et long termes à la sécurisation du financement bancaire et de la production agricole, aux perturbations de la production dues aux conditions climatiques, à la hausse incontrôlée des prix des produits agricoles, à la problématique des investissements dans les secteurs productifs agricoles. Elle constituera un vecteur essentiel de la concrétisation du Cadre Stratégique pour la Relance Economique et le Développement Durable(CREDD)», a-t-il ajouté.

Pour sa part, Dr Boubou Cissé a précisé que ce financement permettra de mettre en place une ligne de crédit dédiée au financement des investissements dans le secteur agricole. Pour lui, elle concerne essentiellement les petits exploitants évoluant dans le monde rural. Mais aussi, les industriels qui sont dans la production, la conservation et la transformation des produits agricoles. Selon le ministre Cissé, ce financement permettra également de lever une contrainte majeure qui leur avait été signalée par les opérateurs économiques de ce secteur qui est leur difficulté d’accès au financement. Car, ils ont besoinde ressources dédiées à des financements à long terme. Alors que dans les banques, ce sont des ressources pour des financements à court terme qui sont disponibles.

Moussa Sékou Diaby

Du 29 Août 2017