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Outre le Premier ministre, les membres du gouvernement, les chefs d’institution, le corps diplomatique, la hiérarchie militaire, les notabilités traditionnelles et religieuses, la cérémonie s’est déroulée en présence de responsables de parlements de pays amis : Mathurin Coffi Nago, président de l’Assemblée nationale du Bénin, Djibril Yeguie Cavaye, président de l’Assemblée nationale du Cameroun, Vital Kamerhé, président de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo et Mme Nassara Djobo Ouro-Bang’na, 2è vice présidente et représentant Abass Bonfoh, le président du parlement togolais.

Les élus de la nation se retrouvent ainsi pour 75 jours dans le cadre d’une session dite budgétaire, du fait que l’examen et le vote de la loi des finances de l’année à venir figurent en bonne place dans l’agenda de la session.

Mais, comme le veut la tradition, cet examen de la loi des finances et des autres projets et propositions de loi sera précédé par le renouvellement du bureau de l’institution.

En effet, aux termes du règlement intérieur, seul le président de l’Assemblée nationale est élu pour 5 ans. Le mandat des autres membres du bureau et des présidents des commissions de travail est renouvelé chaque année. On peut aussi s’attendre à une relecture du règlement intérieur.

Ainsi dans son discours d’ouverture, Dioncounda Traoré appelle « sinon à une relecture de notre règlement intérieur, qui le rendrait encore plus en adéquation avec les réalités politiques actuelles de notre pays, en tout cas à trouver les voies et moyens d’un arrangement institutionnel interne, conduisant à un consensus fort dans cette optique ». Il souhaite que l’Assemblée travaille à conférer une certaine stabilité aux directions des instances du parlement pour aboutir à une capitalisation des expériences acquises.

Autre proposition : conforter le débat démocratique à l’Assemblée par une distribution des temps de parole permettant une plus grande expression de l’opposition, « cela, tout en restant dans un cadre respectant le fait majoritaire« .

Le président de l’Assemblée nationale préconise de revoir les modalités pratiques d’organisation des interpellations du gouvernement et des questions orales aux membres du gouvernement, pour les rendre plus conformes à la Constitution.
Dioncounda Traoré appelle ses collègues à ne pas se déchirer lors du renouvellement du bureau et à consacrer le maximum de temps à l’examen de la loi des finances 2009. L’Assemblée nationale du Mali, a-t-il assuré à ce propos, entend jouer pleinement son rôle en matière de vote de la loi de finances.

Le président de l’Assemblée nationale n’a pas manqué de faire l’éloge de la diplomatie parlementaire. « Les parlements africains se doivent d’intensifier leurs relations bilatérales afin d’être à même d’apporter la contribution des représentations nationales aux relations extérieures de nos États, singulièrement dans le domaine de l’intégration africaine, sous régionale et continentale » dira-t-il avant de souhaiter la bienvenue à ses hôtes.

Il a salué l’accalmie notée au nord du pays et la justesse de la gestion politique de la question du nord Mali telle que prônée hier par Alpha Oumar Konaré et aujourd’hui par Amadou Toumani Touré. Dioncounda Traoré estime que la libération récente des otages en est « une illustration éclatante ».

Dioncounda Traoré a également abordé les questions de l’heure comme la hausse continue des cours des produits de première nécessité, la relecture de certaines textes fondamentaux, le Ramadan qui vient de s’achever, la crise financière internationale, la situation en Côte d’Ivoire, au Zimbabwe, en Afrique du sud, en Palestine ou encore les Jeux olympiques de Pékin.

Cette allocution du président de l’Assemblée nationale a été suivie des adresses des chefs de délégation des parlements invités.
Mathurin Coffi Nago, Djibril Yeguie Cavaye, Vital Kamerhé et Mme Nassara Djobo Ouro Bang’na ont plaidé d’une même voix pour le renforcement de la diplomatie parlementaire et des relations particulières entre leurs institutions respectives et le parlement malien.
Les parlements africains doivent échanger entre eux, notamment sur les difficultés auxquelles ils ont confrontés, a plaidé le président de l’Assemblée nationale du Bénin.

Son homologue du Cameroun a rappelé les liens étroits qui lient le Mali et le Cameroun avec notamment la liberté de circulation des personnes et des biens qui lie les deux pays depuis 1964.

Le président de l’Assemblée nationale de la RDC a appelé à un sursaut des dirigeants du continent pour faire face aux difficultés et répondre aux aspirations des populations africaines.

Quant à la représentante du président de l’assemblée nationale du Togo, elle réitérera l’attachement du parlement togolais au renforcement de la diplomatie parlementaire et à l’intégration africaine.


A. LAM

08 Octobre 2008