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Organisé en collaboration avec la Fondation canadienne pour la vérification intégrée, l’atelier regroupe des membres du bureau du Vérificateur général, des structures de contrôle, du ministère des Finances et des députés à l’Assemblée nationale.

« Le gouvernement du Mali apprécie à sa juste valeur l’organisation du présent atelier qui contribue au renforcement d’une vérification dynamique certes, mais qui s’inscrit aussi en droite ligne des orientations définies dans le Programme de développement économique et social (PDES) du président de la République« , a indiqué le ministre Maharafa Traoré dans son discours d’ouverture.

L’un des axes prioritaires du renouveau de l’action publique, a-t-il relevé, réside dans l’amélioration des services offerts aux citoyens et dans la lutte contre la corruption. C’est l’occasion, dira-t-il, de faire l’état de la question, d’identifier les principaux défis, les contraintes et les obstacles, de décrire, qualifier le plus précisément possible la nature des difficultés rencontrées et de présenter un ensemble de recommandations pertinentes en vue de parvenir à un contrôle de qualité.

Il a conclu en souhaitant de l’atelier des propositions techniques pertinentes. Auparavant, dans un mot de bienvenue, le Vérificateur général Sidi Sosso Diarra, a remercié la Fondation canadienne pour la vérification intégrée pour l’initiative d’organiser cette session dans notre pays.

La gouvernance, a-t-il estimé, aide forcément à renforcer la démocratie, promouvoir la prospérité économique et la cohésion sociale, et susciter la confiance des citoyens dans l’action de l’État. « Pour cette raison, a souligné Sosso Diarra, le gouvernement du Mali en a fait un axe majeur d’intervention à travers son programme de renouveau de l’action publique, qui vise entre autres objectifs, à améliorer qualitativement ou quantitativement les services offerts à la population et à lutter contre la corruption« .

Si la reddition des comptes peut se définir comme l’obligation incombant aux gestionnaires de rendre compte de leur gestion, la gouvernance est, selon la définition de la Banque mondiale, « la façon dont s’exerce le pouvoir de gestion des ressources économiques et sociales d’un pays en fonction de son développement ».

« La reddition des comptes, est donc un moyen de renforcer la gestion publique, d’améliorer la qualité des services offerts aux populations et de lutter contre le gaspillage des ressources », a expliqué le Vérificateur général.

Il a salué le haut niveau de responsabilité des participants avant d’afficher son optimisme vis-à-vis de la qualité des résultats qui seront atteints. « L’atelier permettra de renforcer notre compréhension des différents concepts de gouvernance et de reddition des comptes « , a-t-il jugé avant d’estimer que les échanges entre participants approfondiront notre idée de la façon dont ces concepts sont mis en pratique dans notre pays.

Cette compréhension devrait conduire à une meilleure appréciation des rôles et responsabilités respectifs pour appuyer les pouvoirs publics dans leurs efforts d’édification d’une gouvernance de qualité et au renforcement de la synergie entre les actions individuelles de nos structures dans ce domaine, a indiqué le Vérificateur général.

Le directeur de la coopération canadienne au Mali, Yves Petillon, a, lui, relevé la proximité de cet atelier avec les États généraux sur la corruption que notre pays s’apprête à organiser. Ce qui, dira-t-il, « l’apparente à un prélude à cet événement majeur ».

L’atelier, de son point de vue, constitue aussi une occasion de réflexion utile sur la vision, les stratégies et les nouvelles façons de faire efficaces pour empêcher la corruption, la fraude ou encore l’utilisation des ressources publiques à des fins privées.

Il a rappelé le soutien que le Canada apporte à notre pays dans l’obligation de rendre compte et l’information sur la gestion de l’utilisation des ressources publiques. Cet appui concerne le Programme de développement institutionnel (PDI), le Bureau du Vérificateur général (BVG) et le Programme d’action gouvernemental pour la gestion et la modernisation des finances publiques (PAGAM).

Yves Petillon précisera à ce propos que « le Canada inscrit la reddition des comptes parmi les pilier de la démocratie et de la gouvernance. D’où son engagement constant en faveur de l’instauration d’institutions publiques responsables ». Et aussi de la consolidation de la démocratie et du renouveau de l’action publique.

« Le Mali ne peut faire l’économie de développer des mécanismes et façons de faire pertinents« , défendra-t-il pour clarifier combien le symposium allait y contribuer par l’identification et la définition de nouveaux éléments de progrès à réaliser entre autres, en matière d’intégrité des titulaires de charges publiques, d’intégrité des processus de prises de décision et d’information/communication sur le rendement des entités publiques.
Les travaux de l’atelier prennent fin jeudi.

A. LAM

Essor du 18 Novembre 2008