Partager

Près d’un millier d’élus locaux, de responsables d’ONG, de partis politiques et de l’administration d’Etat prennent part à des états généraux de la décentralisation qui se tiennent du 21 au 23 octobre 2013 au centre international des conférences de Bamako.

jpg_une-2241.jpgLa politique de décentralisation est au centre des enjeux de paix et de développement. Elle est perçue comme une réponse stratégique au problème de rébellion répétitive. C’est l’une des reformes majeures du processus démocratique malien. De 19 communes, le pays est passé à 703 municipalités chargées de répondre aux besoins prioritaires des populations en matière de santé, d’éducation et d’hydraulique. Après plus d’une décennie de pratique, sa mise en œuvre se bute à des problèmes récurrents.

«Le transfert des ressources, de l’Etat aux collectivités, est très timide», tranche l’ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne au Mali, chef de fil des partenaires techniques et financiers.

À la cérémonie d’ouverture de ces états généraux de la décentralisation, les orateurs ont fait fi du mot rébellion. Mais dans l’assistance «l’irrédentisme», qualification du président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, était dans toutes les mémoires. Il faut dire qu’il s’agit d’un bilan de santé de la reforme de la décentralisation afin d’en soigner les maux. «Il urge de repenser toute la politique de décentralisation», a indiqué le président du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct) Ibrahim Ag Oumarou.

«L’une des causes est la déliquescence de l’Etat», a indiqué Ibrahim Boubacar Keïta, avançant que sa vision «est de forger un Etat fort au service de l’homme dont le socle ne peut être que la justice et la bonne gouvernance». «Il nous faut apporter des réponses définitives aux frustrations de nos frères touareg», a-t-il déclaré.

Seydou Coulibaly

© AFRIBONE – Le 21 Octobre 2013