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Le processus du mécanisme africain d’évaluation par les pairs, (MAEP) suit son cours dans notre pays. A travers ce mécanisme, le Mali a décidé de s’auto évaluer et de soumettre son rapport au regard critique des chefs d’Etat africains. Hier, le ministre des Maliens de l’extérieur et de l’intégration africaine, M. Alou Badra Macalou, qui est l’interface entre le gouvernement et les membres du MAEP, appelé le ministre point focal, a effectué la visite des locaux de la Commission nationale de gouvernance (CNG) du MAEP située à l’ACI. Il a été accueilli par le président, M. Ousmane Diallo et le coordinateur, M. Ousseynou Dicko de la CNG / MAEP.

Après s’être entretenu avec les membres de la CNG dans la salle de réunion de la CNG/MAEP, le ministre s’est adressé à la presse dans la cour du bâtiment. Il est venu, a-t-il dit, s’enquérir des conditions de travail du monde où il évolue et leur apporter ses encouragements. Il a ajouté : “vous savez, ces femmes et ces hommes qui ont accepté volontairement de se mettre au service du pays dans le cadre de l’exercice que nous entamons, le processus du mécanisme d’évaluation par les pairs, méritent d’être salués”.

Cette visite, a précisé le ministre, exprime sa gratitude mais aussi ses attentes, celles du peuple malien et du président de la République pour faire en sorte qu’au sortir de cet exercice, on puisse les féliciter et que le rayonnement de notre pays soit plus fort dans le concert des Nations africaines.

Le ministre a expliqué le mandat du MAEP qui consiste à s’assurer que les politiques et pratiques des Etats membres sont conformes aux valeurs convenues dans le domaine de la gouvernance politique, économique et des entreprises, ainsi qu’aux codes et normes de la Déclaration sur la gouvernance démocratique, politique, économique et des entreprises.

Il s’agit, a-t-il dit, de “faire le point à partir des réalités en faisant en sorte de faire participer l’ensemble sinon l’écrasante majorité de nos compatriotes à l’exercice dans la transparence, de déceler nos forces et toutes les faiblesses du système et d’en apporter les corrections qui s’imposerons à nous”.

L’objectif, a souligné le ministre, est d’aboutir à un plan d’action national qui permet de recenser nos besoins en matière de renforcement des capacités de tous ordres. Interrogé sur l’implication du gouvernement dans le domaine de la transparence, le ministre a soutenu que la structure est indépendante et qu’il y a un questionnaire qui devrait faire participer l’ensemble de la Nation et permettre objectivement de faire l’état des lieux, de dire dans quels domaines les affaires marchent et dans lesquels elles ne vont pas bien.

Il n’y a aucun doute, pour M. Macalou, que la Commission fera son évaluation de manière indépendante et elle sera aidée par des experts internationaux qui auront un regard extérieur, donc, non contrôlé par le gouvernement.

Baba Dembélé

06 février 2008.