Partager

Le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC), une organisation qui œuvre pour la promotion et l’accès des populations vulnérables au foncier et à la terre, a initié hier un atelier technique national pour une meilleure gouvernance foncière au Mali. L’ouverture des travaux a eu lieu dans un hôtel de la place sous la présidence du représentant du ministre du Développement rural, Karimou Maïga.

Le présent atelier a pour objectif de favoriser des échanges entre les acteurs étatiques, humanitaires, de développement et les Partenaires techniques et financiers sur la problématique de la gouvernance foncière au Mali. La journée des travaux consiste à renforcer la collaboration entre les acteurs et l’engagement des partenaires pour améliorer la protection et la garantie des droits fonciers pour les personnes les plus vulnérables, a expliqué le directeur pays du Conseil norvégien pour les réfugiés au Mali, parlant de l’intérêt de ces échanges.

«Notre expérience d’intervention dans les zones de crise à travers le monde nous a appris qu’aussi bien en temps de paix qu’en situation de conflit l’accès au droit de logement, à la terre, à la propriété et aux ressources naturelles, constitue un défi majeur et en particulier pour les personnes déplacées», a expliqué Hassane Hamadou.

Au Mali, les rapports du Cluster protection et les évaluations des besoins du NRC sur le terrain ainsi que celles de ses partenaires relèvent de nombreux cas de violation des droits de propriété, d’expulsions forcées et de conflits fonciers, a fait remarquer le responsable du Conseil norvégien pour les réfugiés au Mali.

Car, la gestion du foncier au Mali est marquée par une conflictualité récurrente consécutive à la multiplicité des acteurs dans le domaine, la non maîtrise des textes par certains intervenants, a expliqué le représentant du ministre du Développement rural. S’y ajoutent, selon Karimou Maïga, des difficultés relatives à l’application des textes intégrant une dualité entre le droit coutumier et le droit positif, et l’obtention des documents de sécurisation foncière. «Ce cadre qu’offrent le NRC et ses partenaires, est donc une opportunité de réflexion et d’analyse afin de trouver des solutions adaptées», a ajouté le juriste.

Pour sa part, le représentant du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du territoire et de la population, Lassana Diakité, a fait remarquer que la loi domaniale et foncière est par excellence l’outil de gestion de la terre et l’instrument politique servant de réceptacle à la vision du gouvernement dans ses options de développement socio-économique du pays.

Babba B. COULIBALY

Source: ESSOR