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Le consortium Institut malien de recherche action pour la paix (Imrap) et Accountability Lab -Mali a publié, hier, son rapport intitulé : «Vers une gouvernance locale plus inclusive dans les régions du Centre et du Nord du Mali : défis et opportunités».

C’était à la faveur d’un atelier. La cérémonie de publication, s’est déroulée dans un hôtel de la place, sous la présidence du secrétaire général du ministère de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions, Ibrahim Simpara. Elle a enregistré la présence du directeur exécutif de l’Imrap, Alassane Niambélé, de l’ambassadeur des États-Unis au Mali, Rachna Korhonen, et d’autres invités.

Ce rapport, issu du projet «Renforcer la confiance, la cohésion sociale et la résilience entre citoyens et détenteurs du pouvoir dans les régions du Centre et du Nord du Mali» (An bè koungo do), est financé par l’Agence des États-Unis pour le développement international (Usaid). Selon le directeur exécutif de l’Institut, les précédentes études menées par l’Imrap ont démontré l’existence d’un fossé entre gouvernants et gouvernés.

Alassane Niambélé a souligné que la méfiance mutuelle qui en découle alimente les perceptions parfois négatives tout en éloignant les perspectives de citoyens informés du fonctionnement des services publics et parapublics et à même de soutenir l’État. Cela, dans la promotion d’une gouvernance transparente, de l’amélioration de la cohésion sociale pour un développement durable.

C’est ainsi, révélera t-il, que de novembre 2021 à octobre 2023, le consortium a mis en œuvre le projet suscité qui vise à contribuer à l’identification des causes du déficit de dialogue et de collaboration entre gouvernants et gouvernés. Cela, pour soutenir la construction de la confiance au sein et entre les communautés et les pouvoirs publics dans les Cercles de Mopti, Djenné, les localités de Gao, Tombouctou, Ménaka et Ansongo.

Pour atteindre cet objectif, le consortium a réalisé une série d’activités complémentaires impliquant notamment les communautés, les agents de l’Administration publique, des focus-groups, des enquêtes de perception, des ateliers d’analyse participative.

Pour l’ambassadeur des États-Unis au Mali, ce rapport vise à informer et inviter, pour poser des actions concrètes entre les autorités nationales et locales, les partenaires techniques et financiers ainsi que les organisations de la société civile des résultats issus du processus de consultation auprès des populations et des acteurs institutionnels locaux.

Et aussi, a renchéri Rachna Korhonen, son contenu met en exergue, d’une part, les défis réels auxquels les populations sont confrontées dans l’accès aux services publics, les opportunités d’amélioration de la gouvernance dans tous les secteurs et la cohésion au sein des communautés, d’autre part.

Les problématiques de la gouvernance dans tous les secteurs et la cohésion sociale sont au centre des priorités des autorités maliennes. En témoignent diverses stratégies mises en œuvre par le gouvernement, notamment la tenue des Assises nationales de la Refondation (ANR).

Le secrétaire général du ministère en charge de la Refondation de l’État a indiqué que la présentation de cette étude vient appuyer celles précédemment réalisées par l’Imrap et d’autres organisations. Elle permettra, a expliqué Ibrahim Simpara, de mieux cerner les défis et besoins des populations, mais en même temps ceux des acteurs institutionnels des zones d’intervention du projet pour l’amélioration du dialogue social, de la redevabilité, du développement local et de l’accès aux services sociaux de base dans les meilleures conditions.

Pour ce faire, a-t-il rappelé, l’engagement de la population et des autorités n’est pas seulement souhaitable, mais nécessaire.

Cela, si nous voulons construire un Mali nouveau, avec un nouveau citoyen et patriote mieux informé, soucieux du bien-être de soi-même et de sa communauté, garant des bonnes pratiques de gouvernance et engagé pour la paix et la cohésion sociale où qu’il puisse se trouver, a fait remarquer Ibrahim Simpara.

Mariétou KOITE

Source: L’Essor