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Dans un entretien qu’il nous a accordé après son élection à la tête de la liste des sept candidats de la section URD de Kati aux élections législatives de novembre prochain, Gouagnon Coulibaly se dit confiant en leur victoire.

Le Tjikan : Quelles sont vos impressions après cette élection comme tête de liste de l’URD à Kati ?

Gouagnon Coulibaly : J’ai de très bonnes impressions parce que la section de Kati compte 37 communes dont 37 sous-sections.

Le parti URD est présent dans toutes ces communes et on est représenté dans tous les villages par des comités. Donc, il fallait trouver des candidats pour les législatives à venir.

Dans le cercle de Kati, il y a sept députés pour la circonscription électorale. Nous voulons aller en alliance avec d’autres partis mais pour ce faire, nous avons choisi d’abord sept candidats à la candidature au sein de notre section.

Ces sept, nous venons de les organiser pour qu’en cas d’alliances avec d’autres partis, on puisse choisir nos représentants sans qu’il y ait des difficultés.

Donc, au total, il ya eu 8 candidats, sur lesquels nous avons choisi sept qu’on a ordonné du premier au septième.

Donc, moi je suis venu en première position, Modibo Doumbia est venu en deuxième position, Kassim Sidibé de Sangarébougou est arrivé en troisième position, suivi d’Adama Toumani Diarra de Dougabougou qui est venu en quatrième position, Massamourou Koné de Koulouba arrive en cinquième position, Daouda Diarra de Mountougoula arrive en sixième position et le septième est Sékou Diarra de Kalabancoro. Donc, ce sont les sept candidats à la candidature selon le classement fait à travers l’élection par la conférence de section pour les législatives à venir.

En cas d’alliance, comment cela va se passer ?

Si nous partons en alliance avec un autre parti politique, on va se repartir les candidatures suivant les nombres de postes. Si l’URD doit présenter deux personnes, on va prendre directement les deux premiers, si elle doit donner cinq candidats, on va donner directement le nom des cinq premiers.

L’intérêt de cette élection, c’est d’être prêt en cas d’alliance avec un autre parti. Qu’on ne soit pas obligé de tenir une autre réunion pour choisir les candidats qui seront sur cette liste commune.

Donc, nous sommes déjà en pourparler avec d’autres partis politiques, et on verra dans les semaines à venir pour conclure une alliance afin d’aller à cette élection. Car le cercle de Kati est très vaste. C’est pourquoi, on souhaite aller en alliance car aller seul serait un peu hasardeux.

Certains estiment que le tour était joué d’avance, qu’en pensez-vous ?

Effectivement, c’est le sentiment de certaines personnes qui estiment que les jeux étaient faits d’avance. Mais ce qu’il faut signaler ici c’est que tout s’est passé devant les délégués et les autres candidats. Les gens ont voté tout simplement. Depuis 2007, c’est la procédure que nous suivons. On demande aux candidats intéressés de se présenter et on procède à un vote où chacun est libre de choisir son candidat.

Et c’est celui qui a le plus grand nombre de suffrages qui est classé en tête de liste, ainsi de suite.

Cette fois-ci, on devait choisir sept candidats, mais on a eu huit candidats. Et directement, on a procédé au vote.

Le vote était libre, le bulletin était secret. On appelait les gens qui venaient faire leur vote librement.

Il n’ya rien qui était joué d’avance, moi-même je n’étais pas là car j’étais en France et je ne suis revenu qu’en cours de semaine. Je n’ai pas fait de campagne.

En 2007 aussi, j’étais sur la liste et j’ai été élu député. Je suis un député sortant et président de la commission Habitat, Travaux Publics et Transport de l’Assemblée Nationale.

Le souhait de tout député, c’est d’avoir deux mandats, c’est un souhait, cela dépend du parti, des amis, des camarades, des militants du partis. Si l’on voit qu’en te présentant, cela offre une chance au parti, on te retient comme candidat.

Mais si on voit que cela donne moins de chance au parti de gagner, on te remplace. Ce n’est pas parce que l’on est député sortant qu’on est maintenu. On apprécie au niveau de la base, de la section, le travail que tu fais avant de faire le choix.

Sur quel pied abordez-vous ces élections ?

Les élections législatives et l’élection présidentielle ne sont pas les mêmes. A l’élection présidentielle, on vote pour un candidat, donc c’est la tête du candidat qui compte.

Mon candidat, Soumaïla Cissé est arrivé jusqu’au second tour, on a été battu, nous avons reconnu la victoire du gagnant et accepté notre défaite.

C’est une page que nous avons tournée sans rancœurs. Comme le candidat même l’a dit, nous sommes à la disposition d’IBK pour travailler, faire avancer ce pays là.

C’est sans ambages car c’est une page désormais tournée.

Maintenant, les législatives constituent l’élection des représentants du peuple à l’assemblée nationale.

Et chaque parti a ses prétentions car il n’y a pas un seul parti représenté dans le cercle de Kati qui ne présentera pas de candidat à cette élection.

Chacun va présenter ses candidats et c’est la population qui va les départager avec ses suffrages.

Il s’agit d’élire des députés qui vont aller voter des lois pour accompagner le programme du président de la République, faire valoir la vision des populations dans tout ce que l’on fait dans le pays comme on est entrain de le faire depuis qu’on est député à l’Assemblée Nationale.

En matière de routes, de transport, il y a eu beaucoup de changements. Nous avons d’ailleurs animé des débats à la télévision ou en plénière à l’Assemblée Nationale pour faire avancer les choses.

L’Assemblée Nationale est une institution qui permet de voter et de faire passer des lois. Et l’exécutif a besoin de lois pour pouvoir diriger.

En dehors de cela, les populations ont aussi besoin de représentants fiables qui savent leur façon de voir les choses, ce qu’elles veulent pour leur pays, leur circonscription. Des représentants qui les écoutent et font remonter au sommet, leurs aspirations profondes à la base.

C’est à cet exercice qu’on va aller. Ce n’est pas gagné d’avance. Loin s’en faut. Sept députés dans le cercle de Kati avec tous ces partis politiques, ce n’est pas gagné d’avance c’est sûr.

Il s’agit de signer d’abord de bonnes alliances, battre campagne et dire ce que l’on peut faire. Les gens croient que les députés peuvent faire des routes, construire des écoles. Alors que le député est là principalement pour voter des lois, la représentation des populations pour que les lois qu’on fait passer ne soient pas contraires à ce que les populations veulent.

Un autre rôle du député c’est de contrôler l’action gouvernementale pour que le point de vue des populations soit respecté. C’est dans ce cadre que le député peut interpeller le gouvernement à travers une question écrite ou en plénière.

Cela pour que la volonté du peuple soit respectée et que les actions du gouvernement se fassent en conformité avec la loi. Et que la population se reconnaisse dans toutes ses actions.

Etes-vous confiants ?

Nous partons confiants à cette élection. Car lorsqu’on se présente à une élection, ce n’est pas pour regarder derrière. Mais pour regarder droit devant soi, avoir confiance en soi-même et en son parti. Et je pense que j’ai des camarades, nous avons les militants qu’il faut pour qu’on puisse gagner ces élections dans le cercle de Kati.

Propos recueillis par Dieudonné
SOURCE: Tjikan du 2 oct 2013