Partager

Vers 6 heures du matin des affrontements ont opposé deux groupes deux policiers. Au centre de la discorde, une affaire de grades octroyés à des agents de la police au mépris des règles. Selon des sources concordantes, un sergent a été promu au grade de sergent chef, des sergents chefs propulsés comme inspecteurs ou commissaires de police…

Selon nos sources, c’est le syndicat et des éléments surévolués qui s’opposent. Les échanges de tirs auraient fait deux blessés graves au Groupement Mobile de Sécurité (GMS). «Leurs vie est en danger», a souligné l’une des sources.

Si la signature de ces distinctions revient au président de la République, les protestataires accusent surtout l’ex junte d’être à la base de cette décision jugée d’action de favoritisme. Ces promotions seraient un acte de reconnaissance de l’engagement de ces policiers vis-à-vis du mouvement insurrectionnel du 21 mars 2012 qui a abouti au coup d’État le lendemain.

«Nous avons tous combattu pour renverser le président de la République ATT et nous méritons tous une reconnaissance», s’insurge un policier. «Et nous nous battrons jusqu’au dernier souffle si justice n’est pas rendue», s’exclame-t-il.

Calme précaire au GMS

Dans la mi-journée, la situation restait tendue dans la cour du GMS. Les échanges de tirs s’étaient estompés et les protagonistes visiblement désarmés. Un véhicule blindé de la police installé à l’entrée de la structure. En outre, des médiateurs composés de militaires de l’armée de terre et de la gendarmerie nationale commis vraisemblablement par les autorités faisaient la navette entre des groupes de policiers dans l’enceinte de l’unité au sein duquel le service a été interrompu depuis le matin.

Seydou Coulibaly

26 Septembre 2012

Mls : 10h15, réactualisé à 14h 38

©AFRIBONE