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Les 20 et 21 mai 2013 un atelier de renforcement des capacités des organisations de la société civile, des syndicats, des médias a été organisé à Accra (Ghana) par TWN-Africa, avec l’appui de la Société ouverte de l’Afrique de l’Ouest (Osiwa). La réalisation de la Vision minière africaine (VMA) et la Politique connexe de développement des ressources minières de la Cédéao (PDMC) étaient au centre des débats.

La rencontre a réuni environ une quarantaine des leaders des OSC, des syndicats, des médias, et les groupes sociaux clés. L’objectif était d’élargir et approfondir la prise de conscience sur les objectifs de la VMA/PDMC et de leurs implications en matière de politique parmi les OSC, les syndicats, les journalistes, les miniers artisanaux et les groupes sociaux clés.

Les principes fondamentaux, les efforts en cours, les défis et les solutions envisagées pour la réalisation de la VMA et de la PDMC, les innovations clés dans les réformes en cours, la transformation minière et économique et le rôle de l’Etat.

Il faut rappeler qu’en décembre 2011, les ministres de l’Union africaine ont approuvé un Plan d’action pour la VMA qui reconnaît les OSC ensemble avec les gouvernements, les organisations intergouvernementales et le secteur privé comme les principaux agents de mise en œuvre. Il a été souligné que dans la sous-région ouest-africaine, la PDMC est à la phase finale où la matrice de mise en œuvre est en cours d’élaboration aux fins d’approbation par l’autorité des chefs d’Etat et de gouvernement.

Au début de 2009, une directive sur l’harmonisation des principes directeurs et des politiques du secteur minier a été arrêtée. Cette directive a été publiée au journal officiel dans quelques pays, y compris le Ghana.

A l’issue des deux jours des travaux, les participants ont conclu que les principales innovations dans la VMA et la PDMC reflètent leur but ultime de transformer les exportations des produits de base miniers de manière que ces ressources deviennent les moteurs clés de l’industrialisation et de la transformation structurelle de l’Afrique grâce à des améliorations générales dans la gouvernance du secteur minier, la promotion de l’entreprenariat local et un rôle plus actif de l’Etat.

Les participants ont convenu d’œuvrer en vue de la promotion des objectifs de la VMA et de la PDMC tout en essayant d’améliorer et de renforcer les aspects qui sont jugés faibles ou défectueux.

Cependant, la réunion a exprimé des préoccupations au sujet de l’écart qui évolue entre le champ d’action et les ambitions de l’agenda régional et continental de reforme et ce qui se déroule sur le plan national à travers l’Afrique.

Dans les recommandations, les participants ont affirmé que les progrès dans la mise en œuvre de la VMA et de la PDMC seraient renforcés de manière déterminante par l’articulation active des droits et intérêts des groupes sociaux clés y compris les travailleurs, les miniers artisanaux, les communautés touchées par l’exploitation minière, les groupes axés sur les droits et les intérêts des femmes comme partie intégrante du processus.

Sur l’exploitation artisanale des ressources minières, la VMA propose la formulation et l’application des politiques publiques qui doivent reconnaître cette réalité et développer les capacités de ses acteurs centraux dans la transformation du secteur extractif tant au niveau des politiques qu’en termes de support technologique et financier.

L’une des inquiétudes soulevée par les participants est les conditions de travail indécentes, des différences marquées de rémunération et des inégalités, du déplacement de communauté entière et des inégalités sociales et de travail entre homme et femme tant dans les mines qu’à l’extérieur. « Les politiques publiques devraient donc s’attaquer vigoureusement à ces problèmes en conformité avec la VAM ».

Idrissa Sako

(envoyé spécial)

24 Mai 2013