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Un atelier d’échanges annuel (AAE) du Projet de gestion durable des zones humides pour le renforcement de la sécurité alimentaire et de la résilience des écosystèmes en Afrique de l’Ouest (GDZHAO) s’est tenu dans la station balnéaire Saly Portudal, située à 80 kilomètres de Dakar, la capitale sénégalaise. Une vingtaine de participants venus des huit pays qui composent le Consortium GDZHAO (Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée Conakry, Mali, Niger, Sénégal), s’est réunie autour des résultats du projet pendant les 3 ans de sa mise en œuvre.


Les participants ont évalué l’état actuel de mise en œuvre des activités. Ces travaux ont été l’occasion de renforcer les capacités des experts techniques sur l’utilisation et la mise à jour du géoportail, un outil d’information sur les données d’observation de la terre. Cet atelier, à la fois stratégique et prospectif, vise également l’élaboration des rapports narratifs annuels, les rapports d’exécution finale et de capitalisation.


Les produits de communication et de vulgarisation de fin de projet ont été élaborés pour assurer une meilleure visibilité des résultats atteints. Enfin, les participants ont identifié l’orientation, la portée géographique et les thématiques de la phase du projet.

Notre planète recèle beaucoup de sites dans les pays appelés zones humides. Ils assurent le maintien et l’amélioration de la qualité de l’eau, la prévention des inondations, l’adaptation au changement climatique et l’atténuation de ses effets néfastes. Les zones humides sont de véritables réservoirs de biodiversité.
Elles sont le support de nombreuses activités aussi bien vitales que récréatives. On y pratique l’agriculture, l’élevage, la pêche, la pisciculture, la chasse, entre autres. Leur valeur paysagère contribue à l’attractivité d’un pays à travers le tourisme. Compte tenu de leur importance dans la vie des hommes, les milieux humides sont les seuls écosystèmes au monde à faire l’objet d’une convention internationale appelée, Convention Ramsar, du nom d’une ville iranienne où elle a été adaptée le 2 février 1971. Aujourd’hui, les zones humides subissent de fortes pressions démographiques qui affectent négativement leur existence. Pour inverser cette courbe en gérant efficacement les zones humides, l’Union africaine (UA) en partenariat avec l’Union européenne (UE), à travers le Programme d’appui à la surveillance de l’environnement et la sécurité (GMES & Africa), a financé le consortium GDZHAO piloté par le Centre de suivi écologique du Sénégal.

Au niveau de chaque pays membre du consortium, deux zones humides ont été choisies pour développer des applications dérivées de données d’observation de la terre, au profit des utilisateurs de ces zones. Le projet inclut dans ses activités, le renforcement des capacités techniques des gestionnaires des sites afin qu’ils puissent contribuer efficacement à la mise en œuvre des politiques de gestion durable des zones humides en Afrique de l’Ouest. Dans le but d’améliorer la performance et l’efficacité du projet, chaque pays a mis en place une communauté de pratiques pour garantir une mise en œuvre participative des activités. Ces communautés sont composées essentiellement de gestionnaires des zones humides et/ou des utilisateurs des ressources des sites. Pour soutenir la gestion des sites, le projet met à disposition des stratégies, voire des documents de politiques sur les zones humides qui s’inscrivent dans la durabilité. Ces documents sont élaborés sur la base de connaissances scientifiques solides, mises à jours et accessibles à tous.

Cheick Amadou DIA

Source: L’Essor