Partager

Après les échecs de 2002 et 2007, voilà Ibrahim Boubacar Keita à la tête de l’Etat du Mali, un état en pleine déconfiture, victime à la fois de la crise du nord, crise ayant conduit à la mutinerie vite conclue par un coup d’état militaire le 22 mars 2012.

Le nouveau Mali que nous souhaitons de tous nos vœux, quoique royalement soutenu par l’ensemble de la communauté internationale, celle qui a souhaité tout de suite une élection présidentielle, est un vaste chantier où tout est à refaire. L’armée malade des conséquences de la déroute militaire de l’année dernière face aux forces djihadistes a besoin de se restructurer, de s’équiper, de se former mais aussi de se discipliner.

L’école malienne devenue méconnaissable, l’économie profondément désarticulée, la société en mal de repère, autant de maux à soigner maintenant et tout de suite.

Ibrahim Boubacar Keita, c’est vrai, pour le commun des maliens, est un homme d’exception du fait de ces faits d’armes, faits d’armes qui font que les maliens jusqu’à ces instants précis, croient en lui et jurent la main sur le cœur qu’il est l’homme de la situation et qu’il remettra tout de suite les pendules à l’heure.

Mais, la question qui taraude est de savoir comment va t – il s’y prendre pour remettre l’ordre et la discipline à la fois au sein de celle qui n’est plus une muette, c’est-à-dire l’armée, l’école cette éternelle grande malade et la société en déperdition.

Fadi Ganda

La Nouvelle Patrie du 13 Août 2013.