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S’il y a une faculté dont la gestion pose problème aux autorités, c’est bien la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques (FSJP). Ainsi, après la guerre des clans et la recrudescence de la violence qui a failli tourner au vinaigre, un autre problème vient de surgir qui risque de polluer davantage l’atmosphère entre les autorités et les professeurs : la gestion des heures supplémentaires.

En effet, il n’est pas rare de voir, dans les services publics, des agents qui ne songent qu’à s’enrichir à tout prix, dans des conditions peu reluisantes, sans se soucier le moins du monde de l’intérêt général.

Ainsi, certains enseignants à la FSJP ne dérogent pas à cette règle, quand on sait que c’est l’aspect financier relatif aux tâches liées à l’organisation des examens qui pose toujours problème.

Rappelons qu’en 2005, l’organisation des examens (première et deuxième sessions) pendant les vacances avait entraîné un bras de fer entre l’administrateur provisoire et le comité SNESUP de la FSJE qui accusait ledit administrateur de violation d’un accord légalement conclu.

Selon les responsables du comité syndical, l’association pour l’organisation des examens avait adressé une lettre au Recteur, dans laquelle (en guise de compensation de la perte des vacances) elle a clairement conditionné, pour chaque enseignant, l’allocation d’une indemnité -au titre du mois d’août 2005- dont le montant par catégorie a été déterminé.

Lorsque l’administrateur provisoire avait voulu minorer le montant de l’indemnité compensatrice, en payant les frais de surveillance et de correction, les membres du comité SNESUP ont arrêté tous les travaux d’examen, compremettant ainsi le sort de centaines d’étudiants.


Qu’en est-il donc de la gestion des heures supplémentaires?

Normalement, dans une faculté, un enseignant a droit à 6 heures (au minimum) et 10 heures (au maximum) de cours, dans la semaine. Il doit ensuite consacrer le reste de son temps à la recherche, surtout quand on sait qu’un enseignant du supérieur est naturellement un chercheur.

Face au déficit d’enseignants, les heures supplémentaires existent. Cette situation fait l’affaire de certains, qui se retrouvent souvent avec 36 à 40 heures de cours dans la semaine. Ces derniers pourront-ils consacrer un temps à la recherche ?

Face à cette situation, et dans le souci d’avoir une faculté performante, les autorités ont opté pour le projet “Tokten” qui consiste à faire recours aux compétences des enseignants maliens dispensant des cours à l’étranger : Afrique, Europe, Etat-Unis… Déjà, des enseignants, qui voient leurs intérêts ménacés, s’opposent à la réalisation de ce projet.

Moussa TOURE

04 Juin 2008