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L’atelier sur la “Gestion des stocks d’armes et de sécurité” en Afrique de l’Ouest qui a vécu du 11 au 15 mai à l’Ecole du Maintien de la Paix Alioune Blondin Bèye a permis aux officiers des 10 Etats francophones et lusophones de se familiariser avec les techniques de gestion adéquate des munitions. Aux termes des travaux, les participants se sont engagés à être des relais.


Le contexte de la rencontre

La région ouest-africaine souffre et continue de souffrir des méfaits du mauvais usage des armes légères et de petit calibre, tant à travers les conflits qui ont vu le jour dans un grand nombre d’Etats membres, qu’à travers la criminalité urbaine et transfrontalière galopante.
Parmi les acteurs de la circulation anarchique et incontrôlée des armes légères et de petit calibre figurent en premier lieu les trafiquants d’armes, les groupes armés et autres qui voient en ce trafic un moyen de réaliser leurs objectifs mercantilistes ou politiques.

Néanmoins, on constate que les armes en circulation illicite proviennent du domaine licite, ayant échappé au contrôle des structures étatiques qui en ont la charge. Ainsi les armes sont détournées des arsenaux nationaux vers des fins pour lesquelles elles n’étaient pas destinées du fait de la faiblesse des systèmes de contrôle, de l’inexistence de normes de contrôle ou de leur non respect, du fait des agissements irresponsables de certains agents de l’Etat, etc.

Les participants à la rencontre étaient à des degrés divers responsables de la gestion des stocks d’armes dans leurs pays respectifs. C’est pour cette raison, il était urgent d’accroître leur connaissance dans la problématique de gestion des stocks d’armes. Lors de la formation les trois instructeurs réquisitionnés durant les cinq jours ont mis à la disposition des apprenants un ensemble d’outils devant permettre d’améliorer le travail au quotidien des officiers stagiaires. Dans ces dispositions, on peut noter le contrôle strict des stocks d’armes détenus par les Etats.


La restitution des leçons

L’atelier en question sur la “gestion des stocks d’armes et de sécurité” était une initiative d’ECOSAP (Programme de Lutte contre la Prolifération des Armes Légères dans l’Espace CEDEAO) sur financement de la République Fédérale d’Allemagne.

La clôture de la session de formation qui s’est déroulée le vendredi 15 mai a été couronnée par trois interventions, celle du représentant des stagiaires, le Colonel Cheickna Sangaré, celle du représentant du Directeur de l’Ecole du Maintien de la Paix, et enfin celle du représentant du Commissaire chargé de la paix et de la sécurité au sein de la CEDEAO le Dr Agnekethom P. Cyriaque.

Ces différentes personnalités au cours de leur allocution ont mis un accent particulier sur la restitution efficiente, en vue d’asseoir les bases d’un développement durable dans l’espace CEDEAO.

Au total, 27 stagiaires avaient participé à la formation. Les participants et les formateurs ont été récompensés par des diplômes.


Mamoutou DIALLO

18 Mai 2009