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Dans le souci constant de créer une atmosphère d’espoir sur l’enseignement supérieur par la canalisation des problèmes clés, le ministre en charge de ce département a rencontré les responsables du Rectorat de l’Université, les Doyens des facultés et les Directeurs des grandes écoles. La rencontre a eu lieu le vendredi 15 mai dans la salle de conférence du Rectorat.

L’objectif était de s’enquérir des difficultés de l’heure afin de mieux élaborer dans l’urgence un plan d’action tenant compte des recommandations du forum. Un document, aux dires du ministre, sera élaboré avec le concours de tous les responsables.

Rappelons que le ministre était accompagné pour la circonstance par des membres de son cabinet dont M. Mamadou Kéïta, Directeur national de l’Enseignement supérieur, Mamadou Sinè Camara, Conseiller technique.

Dans un climat serein et courtois, les échanges étaient focalisés sur trois points (3) essentiels à savoir le Programme d’Investissement Sectoriel de l’Education III (PISE III), la recherche Scientifique et quelques recommandations faites par le ministre.

Le pise III

Avec le PISE qui tend vers la fin de sa deuxième phase (PISE II), des réflexions sont en cours pour lancer la phase III. Une question incontournable qui a été discutée par les ministres en charge de l’Education. De ce fait, de la division récente des taches ministérielles par le détachement de l’enseignement supérieur, le ministre a suggéré aux Partenaires Techniques et Financiers une prise en compte de son département dans le PISE III.

Cette requête a été prise en considération. Aussi, il ressort des explications du ministre que ces partenaires sont décidés à accompagner l’enseignement supérieur. A en croire, le ministre, les projets des enseignants pourront être financés et la Banque Mondiale se dit déjà prête.


La recherche scientifique

Le deuxième thème inscrit à l’ordre du jour de la rencontre se rapportait à la recherche scientifique,une des missions de l’Université. A ce niveau, le ministre a demandé aux responsables des structures de donner plus de dynamisme à la recherche.

Pour sa part, le vice-Recteur a affirmé que l’Université de Bamako a de nos jours des préoccupations. A savoir l’organisation du conseil de l’Université, le déficit en infrastructures d’accueil et la situation qui prévaut à la FAST. Par tour de rôle, les doyens et directeurs des grandes écoles ont éclairé l’assistance sur la situation qui prévaut au sein de leur établissement.

Des interventions, il ressort que dans les grandes écoles comme l’ENI, l’ENSUP, les cours se déroulent normalement, excepté l’IPR de Katibougou où les étudiants sont actuellement en vacances. Et là aussi les examens se sont bien déroulés.

A la FSEG et à la FSJP, les cours se déroulent normalement. Le seul problème commun est celui des classes d’études. A l’IUG, les cours se déroulent également bien. Les examens sont programmés pour le mois prochain. Il en est de même pour la FMPOS. Le doyen de cette faculté a rassuré qu’il n’y a pas de problème et les examens de la 1ère session auront lieu en juillet.

Cependant, c’est à la FAST que des Inquiétudes demeurent eu égard au refus des professeurs d’assurer les heures supplémentaires. Ce qui constitue une menace pour l’année universitaire où le système LMD est déjà en vigueur.


Les recommandations du ministre

Aux termes de la rencontre, certaines recommandations ont été faites par le Ministre. Il a demandé à chaque responsable de structure d’élaborer son plan d’action le plus rapidement possible, tout en tenant compte des recommandations du forum. Aussi, il a suggéré aux responsables de structures de mettre beaucoup l’accent sur la communication afin de donner une visibilité à leurs actions.

Ainsi, il a demandé aux doyens de prendre des mesures afin d’évacuer les soutenances en souffrance. Enfin, le Ministre a annoncé le mise en place d’une commission LMD. (Licence, Master, Doctorat).

Ousmane BERTHE

18 Mai 2009