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Le commissariat à la sécurité alimentaire a mis en place un dispositif de sécurité pour casser le mythe de la soudure dans notre pays. Le plan de ce dispositif a été dévoilé hier par Mme le commissaire à la sécurité alimentaire.

Si le marché malien se caractérise par un épuisement de stock pour expliquer la hausse de prix, la commissaire à la sécurité alimentaire, entouré de ses proches collaborateurs, a profité de l’occasion hier pour expliquer l’impact de tous les efforts que sa structure a eu à déployer en vue d’assurer une bonne sécurité alimentaire.

A l’en croire, aujourd’hui la situation alimentaire du pays est à l’image de ce qu’a été la campagne agricole 2006-2007. Pour elle, même si cette campagne a été excédentaire, la situation demeure préoccupante à certains endroits notamment dans la bande sahélienne.

La commissaire à la sécurité alimentaire a profité pour également faire le point de la situation de certaines localités isolées qui sont identifiées par le système d’alerte précoce et faisant partir de communes considérées comme des communes vulnérables. Sur ces poches, le commissariat à la sécurité alimentaire et ses partenaires sont très regardant, selon elle.

Mme Nana Lalla Lansiri Haïdara a, au cours de cet échange, parlé aussi de la stabilité observée sur le prix des céréales sur le marché. Pour elle, diverses raisons expliquent cette stabilité qui est observée sur le marché par rapport à la période du même mois de l’année 2006 où le prix des céréales sèches était élevé. Cette situation se justifie par l’existence d’un stock de céréales tant au niveau national que rural.


Disponibilité d’un stock d’intervention

Au cours de cet échange avec les journalistes, Nana Lalla Lansiri Haïdara a informé que le commissariat à la sécurité alimentaire travaille pour gérer les soudures. Ceci reste un défi pour le commissariat pour demeurer conforme à l’engagement du président de la République, Amadou Toumani Touré a indiqué Nana Lalla Lansiri Haïdara, la commissaire à la sécurité alimentaire.

Parlant de la quantité de céréales disponibles en stock. Elle a déclaré qu’il y 35 000 tonnes disponibles en stock d’intervention.

A côte de cela, aussi on compte 8000 tonnes de riz en plus de la quantité disponible pour reconstituer les banques de céréales. Ces quantités disponibles visent à prévenir et gérer les périodes de soudure.

Quant à la quantité de riz faisant partir de ce stock, elle doit être utilisée pour pallier aux distorsions du marché céréalier, a indiqué la commissaire à la sécurité alimentaire lors de cette conférence. La commissaire a profité pour également rappeler certaines missions qu’elle a conduites auprès de certains partenaires de notre pays notamment auprès de la BID et le Japon.

Auprès de la BID, les autorités ont contracté un prêt de 10 millions d’Euros. Ce montant a permis l’achat de 25 000 tonnes destinées à la vente sur le marché. Quand au partenaire japonais, le commissariat a eu un don de la quantité qui également est mise sur le marché pour la vente aux populations. “Nous voulons casser le mythe de la soudure au Mali”, a déclaré le commissaire à la sécurité alimentaire. A l’en croire, il y a un stock de céréales en quantité au niveau de toutes les communes du pays avec leur dotation en banques de céréales.

Dans cette action, selon Nana Lalla Lansiri Haïdara, le commissariat à la sécurité alimentaire travaille aussi à éviter une distribution gratuite de céréales cette année. Chaque commune du Mali a un plan de sécurité alimentaire informera par ailleurs la commissaire à la sécurité alimentaire qui veut rassurer que tout est mis en oeuvre cette année pour mettre le pays à l’abri d’une soudure.

Laya DIARRA

1er juin 2007.