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Une fois au pouvoir, l’Adema et ATT ne se sont jamais préoccupés de mettre les Maliens au travail. Ils avaient leur dessein en tête : avec l’argent tout est possible voire transformer l’homme malien à leur bon vouloir et c’est ce qui fut fait. Le Malien de l’ère Adema-ATT est vénal. Celui du temps de Modibo Keïta garde jalousement son patriotisme.

C’était prévisible et inévitable après la gestion des démocrates que le Mali tombe dans le chaos, que nous assistons à la décomposition de l’Etat. L’Etat pour le démocrate malien, c’est son parti d’abord ensuite sa famille. L’Etat a cessé d’exister depuis l’arrivée au pouvoir de GIE (Groupement d’intérêt économique) au Mali. Les Groupements d’Intérêts Economique, sous le vocable de partis politiques, ont transformé notre pays en Etat voyou où les scandales financiers sont permanents et se succèdent.

Le gouvernement et les Institutions du pays constituent des centres d’investissement. Les sociétés et entreprises d’Etat restantes (CMDT, Office du Niger) sont les mécènes du parti au pouvoir. Toutes ces pratiques s’opèrent sur fond de détournement de deniers publics. La vie économique de ce grand pays est ponctuée de gigantesques vols sur lesquels la lumière est rarement faite. Chaque fois que les limiers remontent les filières conduisant aux vrais coupables des ordres ou des pressions retiennent leur curiosité.

C’est dommage que notre démocratie ait pris une telle tournure. L’argent, dit-on, est un bon serviteur et un mauvais maître. L’argent détourné des caisses de l’Etat a servi à asservir notre peuple, il l’a transformé en bétail électoral.

Ainsi dans le pays de Konaré, d’ATT et d’IBK, les Maliens ne jurent que pour le gain facile. Pour ’enrichir, le gouvernement Adema a cédé à vils prix les sociétés et entreprises d’Etat à des privés. Avec ces fonds, le régime Adema-ATT a cassé tous les contre-pouvoirs, scindé tous les grands partis politiques, politisé les mouvements syndicaux, politisé l’armée.

Les fondements de notre société (statut de la femme et de l’enfant) sont bafoués pour faire allégeance à l’Occident contre espèce sonnante et trébuchante. L’argent, le dernier recours des hommes politiques véreux, a mis le Mali dans un chaos infernal.

Safounè KOUMBA

23 Juin 2014