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De nos jours, manger dans la rue est devenu, un signe d’aisance ou de capacité de bien s’alimenter. Les sandwiches, les brochettes, le « dégue », le « djouka », les farines… sont vendus en sachets plastiques, tous destinés à la rue au détriment de l’environnement et de la santé humaine.

Dans nos marchés, tout se vend avec emballage, même quant vous achetez 25 F CFA d’arachides, on vous sert dans du plastique. Il ressort du constat fait par la direction régionale de l’assainissement et du contrôle des pollutions et des nuisances du district de Bamako (DRACPN), qu’environ 600 000 (sur une population totale de près de 1 600 000 habitants) Bamakois abandonnent par jour des sachets plastiques juste après les avoir utilisés. C’est pour cette raison que les déchets plastiques jonchent toutes les rues au gré du vent. Toutes choses qui constituent un problème environnemental et une menace pour la santé publique.

La gestion des sachets plastiques dans le district de Bamako devient plus qu’une nécessité. Ce combat commence, aux jeux du directeur de la DRACPN Amadou Tandia, par un changement de comportement des populations qui doivent accepter de faire le petit geste en mettant les déchets plastiques dans une poubelle. « Avec ce comportement, je reste persuadé que notre ville sera totalement débarrassée de ce problème » , soutient-il dans un document intitulé « Déchets plastiques : débat interactif ».

Sur le plan de l’agriculture, la DRACPN, rapporte que l’espoir de voir ces déchets se dégénérer et se transformer dans le sol dépasse la vie de cinq générations sur terre. C’est dire que transporter ces sachets dans les champs en même temps que les ordures peut empêcher tout développement des plantes. Sans compter les dommages qu’ils causent aux animaux qui, une fois qu’ils consomment ces sachets, sont condamnés en l’absence d’une intervention chirurgicale urgente.

« En plus des nuisances visuelles, leur incinération avec les ordures dégage des gaz qui peuvent atteindre la couche d’ozone, avec des conséquences de cancer et de stérilité sur les êtres vivants et les plantes », ajoute M. Tandia.

La DRACPN exhorte toutes les populations de la ville comme en campagne à soutenir les efforts du gouvernement qui a installé les poubelles fixes aux arrêts des transports en commun et sur les grands axes routiers du centre ville.

Selon M. Tandia, la stratégie dont dispose son service pour venir à bout du fléau, est la sensibilisation à laquelle la population doit adhérer et comprendre les risques d’usage abusif des sachets plastiques.

Amadou Waïgalo

07 mars 2007.