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La démocratie malienne est depuis quelques mois au cœur des débats politiques intenses autant dans les milieux politiques qu’au sein de la société civile. Cela n’est pas surprenant quand on sait qu’à a faveur de la mondialisation et de la globalisation, nous vivons dans un monde planétaire où tout devient de plus en plus interconnexté, interdépendant. Les frontières sont en train d’être brisées au su et au vu de tout le monde.

Dans un tel contexte, la survie devient difficile un peu partout dans le monde, les conditions de vie, elles ne sont pas en reste de cette évolution qui est de nature à contraindre les Etats à changer de pratiques, de train de vie et de méthodes de gestion.

Des facteurs endogènes et exogènes

Cela est valable dans tous les pays en développement, même si on reconnait que les conditions varient d’un pays à un autre consécutivement aux efforts de lutte des populations, à ceux des autorités respectives dans le cadre de la prise en charge des préoccupations socio-économiques.

On décèle des facteurs endogènes et exogènes en termes de problèmes de la gouvernance. Ce qui explique que certains pays sont plus éprouvés que d’autres, comme il en est de même pour les populations des différents pays. Mais d’ores et déjà tous savent que la pauvreté et le sous développement ne sont pas des fatalités.

La recherche de solutions nationales

C’est pourquoi il est demandé une mobilisation de plus en plus accrue des autorités, des partenaires au développement dont l’apport dans les investissements et l’appui budgétaire est considérable. Dans le contexte actuel, cela n’est pas suffisant compte tenu des austérités qui se multiplient au plan économique comme la hausse du prix du pétrole dont les répercussions se sont faits sentir partout à travers le monde.

Dès lors, on fait appel à des politiques de développement davantage adaptées aux réalités internes du pays, mais aussi qui tiennent compte de celles de l’environnement internationale ces temps-ci très défavorables. Toute chose qui impose à nos Etats la recherche de solutions nationales à certaines difficultés qui se posent.


Des résultats en deçà de attentes

Au Mali, il y a des problèmes endémiques : la rébellion au nord, la crise scolaire et la pauvreté. Ils existent depuis des décennies et la manière dont ils sont gérés fait que les solutions sont ponctuelles. Mais, au regard de leur ampleur du moment, il est nécessaire de trouver des solutions pérennes car, il sera difficile pour les pouvoirs publics, quels qu’ils soient, de continuer à faire face à de nombreux problèmes à la fois.

Puisque la gestion de chacun de ces problèmes exige des investissements importants. Avec de telles réalités, les résultats de la gestion des affaires publiques se révèlent toujours en deçà des attentes. Ce n’est pas par hasard qu’il est de plus en plus question de relecture des textes ou de rénovation ou encore de réfondation de la démocratie.

L’urgence partagée de changement

Ce qui ne souffre d’aucune ambiguïté, c’est que tous sont d’accord qu’il faut apporter des changements, mais lesquels? Il semble que c’est la réponse à cette question qui divise les uns et les autres. Mais il urge de trouver des terrains d’entente dans l’intérêt de tous: ceux qui sont au pouvoir et ceux qui envisagent de conquérir le pouvoir.

Au stade où nous sommes, il serait souhaitable que les uns et les autres n’aillent pas en rangs dispersés, d’où la nécessité de synergie. Si ce n’est pas le cas, les pouvoirs publics ont eux l’autorité nécessaire de faire respecter les textes en vigueur en République du Mali.

L’exploitation optimale des potentialités de développement

Mais la manière la plus rassurante est que les efforts des autorités se poursuivent constamment dans le cadre de l’exploitation optimale des potentialités de développement du pays. C’est cela qui est le plus urgent et par conséquent le plus important aujourd’hui.

Heureusement que les autorités l’ont compris plus tôt, notamment à travers la loi d’orientation agricole qui est une composante majeure du Projet de Développement Economique et Social (PDES) . Et récemment compte tenu des difficultés nées de la hausse du prix du pétrole, le Premier ministre Modibo Sidibé a lancé l’idée de l’initiative riz qui a fait du chemin, mais il reste beaucoup à faire dans le cadre de cette même initiative.

La nécessaire poursuite des efforts sur le terrain

En effet, si les autorités ont fait ce qu’elles ont pu pour faire bouger les choses dans le cadre de la mise à disposition des semences et intrants, il n’en demeure pas moins que les efforts doivent se poursuivre sur le terrain pour que la campagne agricole 2008-2009 soit une réussite. Ainsi, on espère qu’il continuera encore à pleuvoir tout le mois de septembre.

Sans les appuis budgétaires et autres aides de l’extérieur, force est de constater que peu de progrès seraient réalisés dans plusieurs domaines d’activités, notamment l’éducation, la santé, la culture, le renforcement des processus démocratique et institutionnel.

Les circonstances actuelles exigent que nous fassions pressions sur nous mêmes pour faire de l’emploi rural une réalité qui fera du chemin. Avec sa promotion, nous nous donnerons la chance de développer de façon pérenne l’agriculture et assurer du coup l’autosuffisance alimentaire. Le slogan tant répété par les pouvoirs successifs du Mali indépendant.

Moussa SOW

11 Septembre 2008