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La réélection du président de la République en 2007 est un événement qui fut apprécié par la majorité écrasante des Maliens. En témoignent les écarts de voix existant alors entre les différents candidats à l’issue de cette compétition électorale. Cette réélection ne fut pas une surprise tant les chantiers qu’il a ouverts furent porteurs d’espoir pour le renouveau au Mali.

Certes, les autorités politiques et administratives sont confrontées à des difficultés financières, notamment en ce qui concerne les fonds destinés aux investissements divers. Malgré cela, des résultats remarquables ont été enregistrés dans plusieurs domaines d’activités.

Une quête continuelle de bonne gouvernance

Il y a une quête continuelle de perfection de la gouvernance démocratique, au Mali comme ailleurs, tant les besoins des populations vont crescendo. Au même moment, nous assistons à un cycle infernal de hausse des prix à travers le monde.

Les pays en développement comme le Mali, tout comme d’ailleurs ceux dits développés, sont dans l’obligation d’innover surtout en ce qui concerne la production des biens matériels, à travers la diversification de la production, un des éléments clés de la bonne gouvernance démocratique.


Mieux cibler les priorités

Dans le contexte actuel, il y a aussi nécessité que les priorités de développement soient mieux ciblées et que les accompagnements nécessaires suivent de la part des autorités à travers la mise en oeuvre de projets programmes et plans de développement socio-économique et sectoriel.

En effet, on dénombre plusieurs programmes sectoriels de développement au Mali. Si bien que les outils et instruments ne font pas défaut, même si dans certains cas, il est nécessaire de mieux les adapter au contexte et besoins du moment. En effet, cela est une exigence à un moment où les populations sont de plus en plus exigeantes face au contexte de conjoncture économique.

L’engagement des autorités

Les autorités actuelles ont conscience de cela. En témoigne l’ambitieux projet de société du président Amadou Toumani Touré dénommé le Projet de Développement Economique et Social (PDES) sur la base duquel il a d’ailleurs été réélu en 2007.

Ainsi, depuis la réélection d’ATT, toutes les actions de développement vont dans le sens de la mise en œuvre de cet ambitieux programme qui, s’il est mis en œuvre convenablement, pourrait bien aider à trouver les solutions idoines à de nombreux problèmes de la gouvernance.

C’est à cela que s’attèlent le président de la République, le Premier ministre et les membres du gouvernement afin de rendre plus lisibles les efforts pour le bien-être de l’ensemble des Maliens, l’objectif majeur étant d’honorer les engagements du président de la République.

Un contexte conjoncturel

Certes nous venons à peine de fêter le premier anniversaire du second mandat du président Amadou Toumani Touré, un mandat qui a débuté dans un contexte de conjoncture socio-économique aiguë qui n’a épargné aucun pays.

A cela s’ajoutaient les situation certes endémiques, mais particulièrement difficiles comme la crise scolaire qui a pris ces dernières années des proportions inquiétante et la rébellion dans le septentrion malien qui se sont ajoutées à la hausse vertigineuse des prix des denrées alimentaires. Les autorités du pays devraient faire face à tous ces problèmes.

Quels résultats un an après la réélection d’ATT?

Le moins qu’on puisse dire, c’est que les résultats, de façon globale, sont mitigés, étant donné les austérités au plan économique qui frappent tous les pays. Aussi, la situation du Mali se révèle davantage compliquée avec la crise scolaire et la rébellion dans le septentrion malien.

Si le premier problème est en train d’être solutionné progressivement, mais mérité qu’on y accorde continuellement une attention particulière, quant au second, la crise scolaire, il promet d’être tout aussi solutionné grâce à la volonté commune de le résoudre, notamment à travers le forum sur l’éducation qui débutera le 30 Octobre 2008.

Pour en arriver là, il a fallu l’engagement indéfectible du gouvernement autour de l’initiative d’organisation du forum, mais aussi de la classe politique et de la société civile. Les parents d’élèves, les syndicats d’enseignants, les élèves et étudiants eux mêmes sont pleinement impliqués dans la recherche de solutions à cette épineuse question endémique.

C’est pour cette raison qu’on est de plus en plus convaincu que cette fois-ci, il sera trouvé des solutions idoines et durables aux problèmes de l’école malienne. L’espoir est permis et il n’y a pas de complexe, il faut que tous s’impliquent pour cette victoire de la démocratie qu’est le retour de la paix, de la sécurité, du travail et de la discipline à l’école. Le forum doit être, en effet, la clé de voûte des problèmes de l’école malienne.

Au-delà de ces deux questions de préoccupation dont les solutions sont en voie d’être trouvées de façon durable, il y a les prix des denrées alimentaires qu ont imposé des efforts financiers énormes au gouvernement afin de maintenir les prix à des proportions supportables.

Des lueurs d’espoir

Les nombreuses mesures ayant des incidences financières importants sur le budget de l’Etat ont relativement porté fruits. Mais les efforts doivent être poursuivis pour assurer de façon pérenne l’autosuffisance alimentaire. Cela passe par la mise en œuvre de l’initiative riz et surtout sa pérennisation dans les années à venir.

Les résultats de la première campagne agricole après la mise en œuvre de l’initiative riz doivent être le stimulant nécessaire pour persévérer dans cette voie pour le bonheur de tous les Maliens. Ce sont là des lueurs d’espoir non pas pour le gouvernement ou le président de la République, mais aussi et surtout pour l’ensemble des Maliens.

Les chantiers des réformes de l’administration publique et de relecture des textes fondamentaux sont autant de motifs d’espoir et qui témoignent de la volonté politique et de l’engagement des pouvoirs publics dans la recherche de solutions aux multiples problèmes de la démocratie malienne.


Il ne faut pas se leurrer

Il serait un leurre de croire que tout se réalisera par coups de baguette magique. A la sortie récente du Premier ministre à la télévision, il n’a pas manqué de mettre l’accent sur l’engagement de tous: ministres, directeurs nationaux et cadres des services publics dans le cadre d’une implication plus accrue dans la mise en œuvre du PDES du président de la République.

Pour Modibo Sidibé, le succès est au bout de l’engagement, de la persévérance pour traduire dans les faits les directives du PDES. Il a ainsi justifié l’organisation des séminaires gouvernementaux par ces objectifs. Ainsi, au-delà des clivages politiques, des déclarations d’intentions, il y a lieu que soient régulièrement posées des actions concrètes et que le suivi soit une pratique constante.

Ainsi, il serait illusoire de croire que tout peut se faire en même temps dans un pays en développement où tout est prioritaire. Ce n’est qu’au prix de dur labeur que l’on parviendra progressivement à résoudre les problèmes de la gouvernance. Aussi, on ne cessait de s’interroger sur l’impact de la production de l’or au Mali or, beaucoup d’efforts financiers sont faits par l’Etat en raison de la disponibilité des ressources générées par l’exploitation de cette ressource minière.

Des voix plus autorisées on fait allusion à l’apport non négligeable de l’or dans les recettes publiques. Comme certains l’ont dit auparavant, l’impact de cette exploitation est réel, même si, de plus en plus, il est question de mieux négocier avec les sociétés qui exploitent ce minerai.

D’ores et déjà, on pourrait dire qu’une approche dynamique de la gestion des affaires publiques est en cours depuis quelques années et qu’à force de persévérance, on pourrait traduire nombre de nos difficultés en atouts, comme l’a préconisé le président de la République. Il ne faudra donc pas se leurrer, il faut plutôt se mettre au travail pour le bonheur de tous.

Moussa SOW

29 Octobre 2008