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Le Mali, depuis l’ouverture démocratique est confronté à un problème de gouvernance s’expliquant par l’attitude négative d’acteurs politiques en particulier, ayant conduit à l’effritement de certaines valeurs cardinales de la société. La conquête du pouvoir et son exercice sont deux choses différentes.

Ainsi, les acteurs politiques, le long du processus démocratique, ont donné la preuve qu’il est toujours nécessaire de lier l’utile à l’agréable; certains, il n’est un secret pour personne, n’hésitent pas alimenter la contestation de la gestion des affaires publiques non pas parce qu’ils ne sont pas d’accord, mais simplement parce qu’ils visent des objectifs socio-économiques spécifiques.

Ce n’est donc pas un hasard si, au Mali, ces derniers moments, il est de plus en plus question de clans et de promotion. Ainsi, nous a-t-il été donné de constater que les efforts de la plupart d’entre eux se focalisent non pas sur les principes en tant que tel, mais sur le pragmatisme, voire l’utilitarisme. Ainsi, l’appât du gain facile est en train de continuer à miner le terrain.


Des divergences de vues et d’approches

C’est là un motif certain de recul par rapport à la consolidation de notre processus démocratique, surtout quand on sait que, fréquemment, consécutivement à des divergences de vues et d’approches, mais surtout d’intérêts, les partis se disloquent conformément aux attentes de certains de ses cadres.

Nous assistons, de ce fait, à un cycle infernal de recomposition du paysage politique, d’affaiblissement des partis où se creuse le plus souvent un fossé entre les cadres, tant par rapport à la promotion qu’au sujet de l’option à prendre dans l’intérêt collectif. Ces divergences représentent un frein à la consolidation de notre processus démocratique.


Une responsabilité face à l’histoire

Mais, quoi qu’on dise, il ne fait pas de doute que les responsabilités sont partagées entre les acteurs politiques, toutes sensibilités confondues. Mais il reste à savoir si tous sont prêts à témoigner de ce passé peu glorieux et à assumer leur responsabilité face à l’histoire. Il s’agit là d’une situation qui est déplorée par tous, mais sans que des solutions idoines puissent en être trouvées pour le bonheur de l’ensemble de la population.

Au stade actuel de l’évolution de notre processus démocratique, il importe que les uns et les autres s’assument dans l’intérêt du pays. Cela exige un sens de sacrifice, de responsabilité et surtout d’honnêteté intellectuelle exigeant une remise en cause de soi à travers le constat de certains échecs.

Des contestations

La démocratie malienne, pour beaucoup de gens, est à la croisée des chemins, étant donné les difficultés de divers ordres que nous vivons. Mais, cette appréciation pourrait se révéler une erreur quand on sait que tout ne peut être rose dans le cadre de la gestion des affaires publiques. Elle comporte toujours des hauts et des bas. Mais le plus important est une prise en charge progressive des préoccupations fondamentales des populations.

La cupidité de certains acteurs politiques, de même que les efforts soutenus des autorités en vue de trouver des solutions idoines aux problèmes qui se posent au Mali, sont autant de facteurs qui sont de nature à rétrécir la marge de manœuvre en matière de contestation de la gestion des affaires publiques ou en tout cas de certains aspects pertinents de cette gestion.

Les questions brulantes

Les questions qui défraient aujourd’hui la chronique et dont la résolution s’impose sont: la crise scolaire, la rébellion au nord du pays, la corruption et la cherté de la vie. On observe des avancées significatives par rapport à la gestion de ces questions de préoccupation majeure des populations.

En effet, pendant qu’on observe une accalmie sur le front au nord du pays, les efforts se poursuivent afin de contribuer à faire supporter le prix des denrées de première nécessité, notamment le riz, le mil, l’huile, le sucre.

Les facteurs limitatifs de la contestation

En outre, les autorités sont à pied d’oeuvre avec l’ensemble des composantes de la société pour préparer activement le forum sur l’école et les états généraux sur la corruption. On se rappelle qu’à la nomination de Modibo Sidibé à la Primature, il y avait beaucoup de bruits, de velléités de contestations de ce choix, pourtant judicieux pour qui connait le parcours professionnel de cet homme qui est bardé de diplômes supérieurs : docteur en criminologie et détenteurs de DEA en théorie politique.

Il fut entre autres directeur de cabinet d’ATT pendant la transition, ministre de la Santé et des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale sous Alpha, puis secrétaire général e la présidence de la République jusqu’à sa nomination comme Premier ministre le 28 septembre 2007.

A ce moment, quelles ne furent les réactions de ses détracteurs, notamment dans les rangs des partis politiques qui convoitaient le même poste! On pouvait ainsi entendre de certains que Modibo Sidibé ne serait pas l’homme de la situation. Pourtant, rares sont ceux qui connaissent mieux les grands dossiers de la nation que lui.


Contre vents et marées

Contre vents et marrées Modibo Sidibé aura déployé beaucoup d’efforts et d’intelligence pour faire face aux préoccupations quotidiennes des Maliens. Le parcours du Premier ministre du 28 septembre 2007 au 28 septembre 2008, soit déjà un an à la Primature, aura été très riche en événements heureux et fâcheux.

Mais le plus important aura été de pouvoir infléchir sur les tendances négatives pour atténuer les souffrances des populations, notamment en ce qui concerne la hausse des prix. En témoignent les subventions accordées aux opérateurs économiques pour l’importation du riz, de l’huile, du lait.

Les grands chantiers

L’initiative riz est considérée comme le projet qui tient le plus à coeur au Premier ministre et au président de la République. La détermination de Modibo Sidibé a eu raison du pessimisme qu’on nourrissait autour de cette initiative que tout le monde aurait dû soutenir compte tenu de son importance pour le pays, pour l’ensemble de la population. L’état des lieux sur le terrain est très satisfaisant et il y a bon espoir que les résultats de la campagne 2008-2009 sera très bonne.

Au-delà de cet aspect, une urgence pour empêcher la pénurie alimentaire et qui apparait comme une composante de la loi d’orientation agricole qui est venue à point nommé. Il y a eu le succcès au bout de l’effort. Aussi, les états généraux sur la corruption et le forum sur la crise scolaire se préparent activement. L’objectif visé par ces assises est de trouver des solutions concertées et durables aux questions qui préoccupent le plus les Maliens.


La preuve de l’engagement

Le Premier ministre a donné la preuve de son engagement en faveur du renouveau de l’action publique tel qu’exigé par le PDES du président de la République. C’est pourquoi, depuis plusieurs mois, il est engagé un processus consistant en la restitution des audits organisationnels des départements ministériels au personnel afin de mettre tous au même niveau d’information par rapport aux difficultés, aux efforts à déployer pour les surmonter afin de rendre l’administration plus performante et au service des usagers.

Cela est d’autant important aujourd’hui qu’il est demandé d’évoluer vers une croissance de 7% contre 5 % les années précédentes. Le Premier ministre, peu après sa nomination, a organisé des séminaires gouvernementaux au nombre de deux: sur la déclaration de politique générale et sur le PDES. L’objectif de ces rencontres était de mettre tous au même niveau d’information, d’harmoniser les vues et les approches vers l’atteinte rapide des objectifs.

Depuis l’arrivée de Modibo Sidibé à la tête de la Primature, les efforts se poursuivent sur les grands chantiers de façon inlassable pour la construction des routes, des infrastructures diverses: scolaires, logements sociaux. A tout cela s’ajoutent les efforts de négociations avec les différents syndicats pour trouver des solutions durables. L’extension des réseaux de téléphonies mobiles et de la couverture télévisuelle sont autant de preuves d’engagement des autorités en faveur du bien être des populations.

Aujourd’hui, plus que jamais, le Premier ministre Modibo Sidibé est galvanisé pour faire bouger les choses en vue de l’atteinte rapide des objectifs, qui se résument en l’amélioration des conditions de vie et de travail des populations.

Les facteurs limitatifs de la contestation

Ces efforts en cours, plus les subventions diverses accordées par l’Etat à des opérateurs économiques pour faire baisser les prix et l’initiative riz qui promet d’être concluante dès la fin de la campagne agricole en cours, sont autant de facteurs limitatifs de la contestation par les opposants. Il en est de même de l’augmentation continuelle de la superficie des périmètres irrigués pour la culture du riz dans plusieurs zones de riziculture.

L’emploi des jeunes et la lutte contre la pauvreté vont de pair et se trouvent au centre des préoccupations du président de la République et du Premier ministre Modibo Sidibé.

Pas de roue à inventer

Somme toute, il n’est pas sûr que les opposants puissent inventer la roue en terme d’animation de la vie politique, puisqu’il nous a été donné de constater qu’à tous les coups, on revient miraculeusement à la case de départ. Alors, pourquoi cela? Se demande-t-on un peu partout.

Ce qui est sans ambiguïté, c’est le fait que des efforts inlassables sont en cours et que les résultats soient perceptibles dans un environnement sous-régional où règne un casse-tête depuis la flambée des prix du pétrole. Cette situation frappe tout le monde entier. Au niveau autorités, ils ont créé toutes les dispositions pour atténuer au maximum les situations de crise.


Moussa SOW

25 Septembre 2008