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Des efforts et initiatives indéniables sont en cours en vue d’une transformation qualitative de notre société où autorités et populations convergent sur une nécessité commune, à savoir travailler à mettre l’homme au début et à la fin de tous les processus.

A bien analyser cet aspect des choses on comprend facilement qu’il s’agit ni plus, ni moins que d’une ambition juste, noble et légitime dont l’atteinte favorise la consolidation de notre processus démocratique.

En effet, l’objectif majeur recherché par l’ouverture démocratique est l’amélioration des conditions de vie et de travail de tous les Maliens sans restriction, sans discrimination.

DIFFICILE EXERCICE DE L’EQUILIBRE DANS LA SOCIETE

Au Mali, comme partout ailleurs dans les pays en développement, les problèmes socioéconomiques sont nombreux et endémiques. Leur résolution est un exercice de longue haleine qui impose aux différents dirigeants qui se succèdent une hiérarchisation des problèmes.

En effet, aucun pouvoir ne peut, pendant la durée d’un mandat, réorienter la gouvernance de manière à prendre en charge tous les problèmes qui se posent aux populations.

Or, à tous les niveaux, il y a des urgences, chaque groupe, chaque corporation aspirant à un mieux-être. La gestion des affaires publiques est telle que la prise en charge de certaines revendications incite toujours la formulation d’autres et de façon objective, légitime.

Dans une telle situation, aucun pouvoir ne peut avoir un long moment de répit. Il faut toujours rechercher des voies et moyens financiers de la gestion des problèmes.

Et, ces temps-ci, les pouvoirs publics sont fréquemment sur la sellette, en raison de la multiplication des opportunités de financement du budget par les ressources générées à partir de l’exploitation de l’or au Mali ces temps-ci, d’une part et de l’annulation de la dette des pays pauvres par les pays du G8.

Conscients de ces atouts financiers pour les pouvoirs publics, les centrales syndicales, notamment l’UNTM, ne démordent pas par rapport à la gestion de leurs doléances auprès des autorités. Parfois on en vient jusqu’à mettre en cause la bonne foi des pouvoirs publics en ce qui concerne la prise en charge des préoccupations socioéconomiques.

En plus des problèmes de révision de la grille salariale des catégories B1 et B2 et de la valeur indiciaire qui est faible par rapport au coût de la vie, les tarifs d’eau et d’électricité reviennent sur le tapis car, pour le Secrétaire général de l’UNTM, le départ de SAUR International d’EDM-SA n’a rien changé à la situation dans la mesure où il n’y a pas eu de baisse de tarifs.

RENCHERISSEMENT DES PRIX

Les urgences dans le cadre de la gestion des affaires publiques concernent également le prix des produits et les tarifs divers. Dans le contexte actuel il est difficile que l’Etat parvienne à maîtriser cette situation, compte tenu du libéralisme économique en cours.

Nous avons pu nous en rendre compte surtout ces derniers temps avec l’insécurité alimentaire dont les opérateurs économiques ont profité pour monter les enchères auprès des consommateurs et ce, malgré les gros efforts consentis par les pouvoirs publics dans le cadre des facilités accordées aux opérateurs économiques, en l’occurrence les exonérations.

Par ailleurs, en raison de la hausse du prix des hydrocarbures, les transporteurs du District ont décidé unilatéralement d’augmenter le prix des transports. Ce sont les pauvres consommateurs maliens qui en font toujours les frais.

En plus des conditions de travail des différentes catégories, qu’elles soient du Secteur public ou privé, la révision du coût de la vie de façon générale est une urgence, une priorité parmi les priorités.

Moussa SOW

24 novembre 2005.