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L’avènement de la démocratie au Mali est considéré comme une aubaine car, il ouvre de nouvelles perspectives pour le Mali, son développement, le raffermissement des libertés individuelles et collectives,la consolidation des droits et acquis socio-économiques.Mais, il y a eu de nombreux constats d’insuffisances et de lacunes en ce qui concerne la gestion des affaires publiques et plus spécifiquement le fonctionnement de l’administration publique.


Le rôle d’une bonne administration dans la démocratie

Sans une administration efficace et dynamique l’essentiel des efforts sera voué à l’échec car, c’est à travers elle que se concrétisent les projets et programmes de développement sur le terrain et dans la vie publique de façon générale.

C’est dans cette dynamique qu’il convient d’inscrire les rencontres programmées sur des questions d’intérêt national comme l’école et la corruption au Mali. C’est parce que la situation de l’école malienne et l’état de la corruption et de la délinquance financière s’enlisent qu’il est plus que jamais nécessaire de se concerter en vue de dégager les voies et moyens de les éradiquer.

Dans ce cadre, il est question, d’une part de la création de meilleures conditions d’études avec une administration scolaire à hauteur d’attente et d’autre part, de la croisade contre la corruption et la délinquance financière, des pratiques qui sont très courantes dans les services publics et qui nuisent tant à l’Etat qu’aux usagers de l’administration.


Les états généraux et les réformes

Les états généraux de la corruption et le forum sur l’école sont des rencontres qui s’imposent aujourd’hui dans le souci de donner des orientations nouvelles à la gestion de ces questions et par là même corriger les lacunes et insuffisances de la gouvernance démocratique.

Que vaut, en effet, une démocratie sans une administration dynamique, efficace, disposant des moyens et des ressources nécessaires à la prise en compte des préoccupations des usagers? C’est pour donner des réponses appropriées à toutes ces questions que le gouvernement de Modibo Sidibé a décidé de se lancer dans l’organisation de ces rencontres nationales.


Un début d’organisation encourageant

A en croire les organisateurs de ces assises, l’état des préparatifs est satisfaisant dans la mesure où, de plus en plus, les gens adhèrent à ces démarches qui ont toutes les chances d’aboutir à des résultats souhaités, en tout cas pour ce qui est des problèmes de l’école malienne qui persistent bien avant l’ouverture démocratique.

En effet, après l’avènement de la démocratie au Mali, tous avaient nourri l’espoir que la question récurrente de l’école trouverait un dénouement heureux, mais c’était sans compter avec les ingérences politiciennes qui, au file du temps ont mis notre école dans une situation sans issue.


Les attentes

Depuis l’annonce des états généraux de la corruption, surtout du forum sur l’école, au sein de la population générale, beaucoup de gens se sont réjouis de ces initiatives, espérant qu’elles seront le début de la fin des crises au niveau de l’école, mais aussi des solutions à la corruption qui est en train de rendre moins visibles les efforts du gouvernement dans le sens de la gestion des préoccupations socio-économiques.

Pour que ces attentes soient comblées, il importe que toutes les bonnes volontés s’impliquent en considérant que la gestion des problèmes de l’école est une manière de prendre en compte une préoccupation majeure des enfants et des jeunes, voire des parents d’élèves. Or, quand on parle de parents d’élèves, ne fait-on pas allusion à tout le monde?

Quant à la lutte contre la corruption et la délinquance financière, personne ne doit y rester indifférent dans la mesure où ces pratiques touchent directement ou indirectement chacun de nous. C’est une question de gouvernance.


Moussa SOW

26 Août 2008