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« Personne n’est au-dessus de la loi. Même si la justice a besoin de moi, je vais répondre. », a martelé le président IBK. Elu ou plébiscité, il a été clairement assigné à IBK d’assainir les affaires du pays. Ce qui passe obligatoirement par le respect de la séparation des pouvoirs. S’appuyant sur « Dieu – Le Mali – Sa Conscience », ne faut-il pas laisser la main libre au président plébiscité ?

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Le pouvoir, il faut le savoir, ne se gère pas en fonction des humeurs de partisans encore moins d’adversaires, mais plutôt par des principes. C’est pourquoi force doit rester à la loi en dépit des relations entre Ibk et le Capitaine bombardé Général Amadou Haya Sanogo qui ne doivent nullement pas entraver l’évolution ou la manifestation de la vérité.

Arrêté pour complicité d’enlèvement, AHS ou Sanogaule doit obligatoirement répondre des plaintes portées contre lui. Cela va de la crédibilité du pouvoir d’IBK et aussi de tous ceux qui ont voté pour lui pour qu’il redonne au Mali toute sa notoriété. Pourquoi des agissements inutiles à vouloir penser qu’IBK a trahi AHS ?

Dire qu’IBK a trahi Amadou Haya Sanogo n’est autre que de la démagogie pure et simple. AHS n’est-il pas de ceux qui ont crié que le Mali est mal géré et qu’il faut cet homme intègre, de poigne IBK pour relever les défis ? Oui ! Alors, si cette action doit passer par l’incarcération d’AHS où est le problème ? Il n’en existe nulle part que dans les esprits malveillants qui croient que celui qui te met au pouvoir doit être un super individu, un intouchable. Ce qui serait une caution à l’impunité, l’une des plaies qui empêchent notre pays de progresser. Après cette affaire d’assassinat, il est d’ailleurs plus aisé que s’ouvrent des actions judiciaires concernant le passage à tabac du président Dioncounda Traoré, le pillage des biens de l’Etat et de particuliers lors des événements du 21 au 22 mars 2012, les tentatives d’assassinats de Soumaïla Cissé et de Modibo Sidibé, entre autres.

Depuis l’arrestation d’AHS par IBK, même ses fervents défenseurs ont tendance à le jeter dans la pâture. Du coup, IBK est devenu leur ennemi N°1 et qui serait manipulé par Soumeylou Boubeye Maïga au profit du FDR. Quelle ignominie !

Par ces actes incongrus, ces femmes et hommes montrent qu’ils n’ont aucune conviction pour le développement voire le redressement et l’assainissement des affaires du pays qu’ils réclament. Ils montrent à la face du peuple qu’en élisant IBK, ils avaient d’autres objectifs que de lui permettre en tant qu’homme de poigne de remettre le pays dans le sens de son développement harmonieux. Alors, pensent-ils que ce redressement doit se faire dans l’impunité ?

Non et non, peuple meurtri ! Alors qu’AHS et ses complices répondent de leurs actes ignobles. Si, par ailleurs, leur culpabilité n’est pas avérée, bon Dieu, ils sortiront par la grande porte et seront logiquement mis dans leurs droits. Le cas échéant, ils seront châtiés. Il est donc aisé pour tout bon démocrate de soutenir IBK dans cette action, c’est-à-dire de laisser le pouvoir judiciaire faire légalement son travail, en toute indépendance. A partir donc de cet acte, la balle sera dans le camp de Me Mohamed Bathily ministre de la Justice et ses hommes de prouver qu’ils ne seront plus corrompus et corruptibles.jpg_une-2395.jpg

En outre, tous ceux qui soutiennent IBK de permettre aux rebelles de se présenter au nom de son parti, doivent changer le fusil d’épaule. C’est vrai qu’il a besoin de majorité à l’Assemblée nationale mais il est aisé pour lui de se mettre au-dessus de la mêlée. Alors, s’il est avéré que ce sont ces rebelles qui ont participé aux exactions d’Aguelhok, même députés, les parents des victimes ont la latitude et le droit de porter plainte contre eux ou contre X. Afin que les enquêtes soient diligentées pour la manifestation de la vérité. Dans ce cas, la demande de levée d’immunité peut-être introduite à l’hémicycle. Alors, si elle est réalisée, ils répondront de leurs actes devant la juridiction. Aussi, l’Etat, dans la quête de la vérité peut également porter plainte contre X pour situer toutes les responsabilités des massacres d’Aguelhok.

Quoi qu’il en soit, malgré un début de mandat difficile, IBK a été clair : « Personne n’est au-dessus de la loi. Même si la justice a besoin de moi, je vais répondre. », que veut-on de plus ! Rien à ce que nous sachions, seulement que l’acte soit suivi de la parole pour que son slogan emprunté à AHS : « Le Mali d’abord », se réalise pour le bonheur des Maliens et l’honneur du Mali. Encore une fois « Dieu – Le Mali – Ma Conscience ».

Boubacar DABO

Zénith Balé du 9 Décembre 2013