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Depuis un certain temps, les détracteurs du président actuel du Haut Conseil des Maliens de l’Eextérieur (HCME), M. Abderahmane Chérif Haïdara, s’agitent de plus en plus. Après avoir tenté en vain de le destabiliser, ils s’activeraient aujourd’hui à faire germer, dans l’esprit des citoyens, l’idée de son éventuelle éviction, pour l’intérêt des Maliens de l’extérieur, selon eux.

En fait, ce serait pour masquer leurs incompétences et gaffes commises au cours de leurs exercices. Pour éviter des poursuites judiciaires dont ils pourraient être passibles, ces dissidents n’auraient trouvé d’autres moyens que de diffamer des responsables dont le seul souci est de protéger les intérêts matériels et moraux des Maliens de l’extérieur.

C’est ainsi que lesdits dissidents ont fait croire que le président actuel refuse de tenir une conférence de renouvellement. Or il n’en serait rien. Lors de leur réunion tenue au centre Djoliba, des griefs furent retenus contre Chérif. A ce dernier, on reproche son refus de tenir le renouvellement, sa gestion calamiteuse et personnelle, l’initiation de missions clandestins, et surtout, son refus de collaboration.

Aussi, face à ces griefs, Abderahmane Chérif Haïdara a rencontré la Presse pour édifier la lanterne de l’opinion nationale et internationale. Pour l’occasion, il était assisté du secrétaire permanent du Haut Conseil et de responsables du Congo Brazzaville, de la Mauritanie, du Sénégal, de la France, des zones des Afriques Australe et Orientale, des USA.

D’entrée de jeu, A. Chérif Haïdara refutera ses allégations de ceux qu’il appelle des “confusionistes, des opportunités mégalomanes, des arrivistes, des aventuriers malheureux sortis de la misère de l’exil et des rescapés de l’aventure”.

Et le président du HCME, d’expliquer : “Ce n’est pas eux qui ont le droit de convoquer cette réunion dite extraordinaire, car ils n’ont aucune qualité en la matière et n’ont reçu aucun mandat de qui que ce soit. Ces gens n’ont aucune base fiable; et d’autres sont même démisionnaires depuis 2004“.

Selon les textes, seuls le président est habilité à convoquer cette réunion, ou les deux tiers des membres, s’ils le demandent. “Je n’ai même pas été informé officiellement. C’est à la veille de leur réunion de façade que Salim m’a téléphoné pour m’annoncer cela.

Qu’on ne me respecte pas, passe encore, mais au moins, qu’on respecte les textes du HCME”, dira t-il. Le président du HCME exhibera ensuite des documents des différents comptes-rendus de toutes les gestions de son mandat.

Les dissidents, qui sont tous aujourd’hui membres de différents partis politiques de la place, reprochent à A. Chérif Haïdara d’avoir soutenu Amadou Toumani Touré lors de l’élection présidentielle du 29 Avril 2007. “Qu’est-ce qui m’empêche de soutenir un candidat de mon choix? Est-ce je suis le seul? Et les 44 partis politiques? En tant que Malien, j’ai le droit d’aider qui je veux. L’essentiel pour moi, c’est de ne pas porter atteinte au HCME”, a-t-il déclaré.


Des malversations financières

Aux dires de A. Chérif Haïdara, ces dissidents, dirigés par Makan Sidibé (France), Salim Doucouré (Guinée) et le trésorier général Amadou Ousmane Dicko, sont auteurs de plusieurs malversations financières. Ces gens ont effectué des missions en France, aux USA, en Côte d’Ivoire, en Mauritanie et n’ont jamais fait de compte rendu final, dira-t-il.

Pourtant, selon le conférencier, des sommes issues de cartes vendues leurs ont été remises. Ainsi, ils ont reçu 4.500 000 FCFA des cartes vendues aux USA. Mais c’est 1 million qui a été versé dans les caisses.

En Mauritanie, aucune des sommes reçues n’a jusqu’à présent été versée par l’ancien bureau qui s’est retrouvé dans le camp des dissidents. “Le trésorier Dicko a géré plus de 90 millions ; et il n’a jamais daigné verser dans le compte du Haut Conseil.

Pire, chacun de ces gens me doit de l’argent comme dette que j’ai eu à leur donner sous forme de crédit. Comment ces gens peuvent-ils dire que j’ai détourné de l’argent? Depuis 1991, date de la création du HCME, l’Etat malien n’a jamais donné un rond. C’est grâce à moi et quelques personnes, en plus de certaines côtisations, que le Haut Conseil parvient à fonctionner”, a-t-il déclaré, très amer.

De ses explications, il ressort que la plupart de ces dissidents sont sans aucune assise dans leurs bases et y sont tous contestés. En plus, ils n’ont aucune connaissance des réalités des Maliens vivant à l’extérieur, dira le conférencier. D’ailleurs, parmi eux, il y a deux démissionnaires depuis 2004, et dont les lettres de démission ont été présentées. Il s’agit de Makan Sidibé et de Ibrahim Diawara.

Comment ces gens, qui ont démissionné du Haut Conseil, peuvent-ils exiger un renouvellement pour renover, disent-ils? Quel mandat ont-ils reçu?”, s’est interrogé le conférencier. En plus de ces démissionnaires, il y a eu l’exclusion du secrétaire général du Conseil de Gambie, Oumar Touré, qui n’a aucune base fiable. “Tous ces gens qui s’agitent sont rentrés au Mali et ne peuvent plus parler au nom des Maliens de l’extérieur, car ce sont les textes qui l’interdisent.

Quant ils disent défendre les intérêts de ces Maliens de l’extérieur, on appelle cela de la comédie”, a indiqué le secrétaire général du Conseil du Congo Brazzaville.


Les raisons de tels agissements?

Lors du Forum de la diaspora tenue en 2003, des résolutions et recommandations avaient été prises à l’unanimité. C’est ainsi qu’il avait été décidé de renouveler tous les bureaux consulaires, dans les différents pays, avant la tenue d’une conférence ordinaire, pour mettre le bureau national en place. C’est dans cet ordre d’idée que les renouvellements ont débuté.

Conscients qu’ils ne sont plus crédibles, ces dissidents ont décidé de créer des polémiques et problèmes. Ce qui a généré des crises à propos des élections en Côte d’Ivoire, en Guinée et en France. Le 4 mai 2008, le président sortant, sans consulter les parties prenantes (Ambassade-consultat-HCME), décida de confier le bureau à Makan Sidibé, démisionnaire depuis 2004. Mais ce bureau n’a pas été reconnu par les trois parties.

C’est ainsi que, sous le parrainage du président Chérif Haïdara, en présence du Consultat et de l’ambassade, un nouveau bureau a été installé, dirigé par Kaourou Doucouré. Idem pour la Côte-d’Ivoire où El Hadj Ousmane Tanapo fut reconduit. En Mauritanie, au Sénégal, et ailleurs, tous avait été mis en ordre. “Dès qu’on finira de tout renouveller, une conférence ordinaire sera convoquée”, a confirmé le conférencier.

Ne sachant donc plus à quel saint se vouer, les dissidents, qui n’ont jamais digéré le fait d‘avoir été lâchés par leurs bases, ont décidé de faire germer le flou dans l’esprit des gens… Ce qui explique qu’ils sont tous rentrés au pays et résident actuellement à Bamako. Aussi, leur seul moyen reste le chantage, car leur seul espoir de refuge demeure le siège du HCME.

Ils ont créé la confusion autour d’eux, entre eux et parmi les Conseils de base. Sans aucune assise dans leurs bases, ces dissidents, que je qualifie de rescapés de l’aventure sans repère, veulent s’accaparer quelques intérêts et se sont tous agglutinés au siège.

Pris par la decpetion, rejetés de toutes parts, sans connaissance des réalités des Maliens de l’extéieur, ils veulent faire croire qu’ils sont leurs défenseurs”, a déclaré A. Chérif Haïdara. Selon lui, ces personnes ont siégé au Conseil pendant 6 ans; et c’est leur mauvaise image, jointe à leurs détrounements de fonds, qui sont à la base de la défiance de leurs militants.

La réunion dite extraordinaire, nulle et sans effet

Selon A. Chérif Haïdara, la fameuse réunion dite extraordinaire n’est que du théâtre. “Ces gens ne représentent rien, ni personne. Ils doivent retourner à leurs bases respectifs, en France on en Guinée, afin de pouvoir revendiquer leur chantage qui n’est qu’un ouf de soulagement qui pourra m’aider. Je leur demande de rentrer à l’extérieur pour se faire valoi,r au lieu de d’aboyer à Bamako. Ces gens qui ont crée beaucoup de dégâts doivent accepter de mettre fin à leur folklore ”, a-t-il fustigé.

Quant au secrétaire général du Conseil du Congo Brazzaville, Oumar Amir Maïga , il conste que les deux tiers et les 13 procurations sont atteints. Selon lui, au lieu de 16 personnes annoncées, il n’y a en fait que 4 responsables qui sont élus dans une base.

Huit responsables n’ont aucune base : ils sont installés à Bamako, soit 12 personnes. Concernant les 4 autres, il y a parmi eux 2 démisisonnaires : Makan Sidibé et Ibrahim Diawara. Un est devenu fonctionnaire de l’Etat ( chef de cabinet de Iba N’Diaye), ce qui est contraire aux textes. Et un autre est devenu député ; ce qui est aussi interdit par les textes.

Ce ne sont que des opportunistes mégalomanes et aministes se mouillant dans les joutes des partis politiques. Ces détracteurs qui se font retourner la pierre sur la figure viennent de le faire à leurs dépens. Ces aventuriers malheureux, sortis de la misère de l’exil par ma bénédiction, en profitent pour créer une rébellion contre moi. Mais je dis que ces rescapés de l’aventure ne réussiront jamais leur coup”, a martélé A. Chérif Haïdara.

Des sanctions prises à l’unanimité

A l’issue de cette rencontre, les confusionistes seront sancitonnés dès ce lundi 30 Juin 2008, et à l’unanimité. Une notification leur sera remise, avec une interdiction d’accéder au siège du HCME, ou d’utiliser son sigle ou son nom.

Tous les justificatifs des dépenses seront remis, au moment opportun, à qui de droit. “Pour parler de détournements de fonds publics, il faudrait que la structure soit étatique. Nous sommes une association; et tous mes voyages et missions proviennent de mes propres sous. En plus, c’est moi qui leur prête de l’argent pourqu’ils aillent en mission au nom du HCME. La dernière en date, je viens de donner 1 million à un de mes détracteurs. A présent, il ne m’a rendu que 300 000 FCFA. C’est ridicule”, a révélé A. Chérif Haïdara.

Autant dire que les griefs retenus contre Abderhamane Chérif Haïdara sont sans fondement réel. Et que lesdits confusionistes confondent vitesse et précipitation.


Sadou BOCOUM

30 Juin 2008