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Depuis l’avènement de la démocratie dans notre pays, les différents gouvernements se sont butés à des difficultés de gestion de l’école malienne. Cette situation irrita dès lors les organisations de la société civile soucieuses de la bonne marche de l’école malienne. C’est dans ce contexte que le Cadre de Réflexion et d’Action des Jeunes (CRAJ), une organisation apolitique, a organisé les 21 et 22 mars derniers au Centre International de Conférence de Bamako des journées de réflexion sur la crise scolaire et universitaire au Mali.

La cérémonie était présidée par le chef de cabinet du ministère des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique Yaya Coulibaly. Le président du CRAJ Mahamane Mariko, à l’ouverture de la séance a d’abord souhaité la bienvenue aux invités tout en expliquant l’importance de la question scolaire. Le chef du cabinet, en guise de mot d’ouverture, dira à l’assistance que la rencontre vient à point nommé et que les résolutions et recommandations qui en seront issues seront utiles pour les départements en charge de l’école malienne.

DES RECOMMANDATIONS PERTINENTES

La cérémonie d’ouverture fut suivie par des communications et des débats autour des thèmes tels que: Historique de l’école malienne de 1960 à nos jours; la crise socio politico-économique, les programmes d’enseignement au Mali, les ressources humaines et les infrastructures, les problèmes liés à la qualité de l’enseignement au Mali, l’analyse des raisons actuelles de la crise et les perspectives.

Ainsi, au terme de ces deux jours, des recommandations pertinentes ont été élaborées. Il s’agit entre autres de: la valorisation de la fonction enseignante, l’augmentation des infrastructures et leur équipement, l’adaptation des programmes d’enseignement avec le marché de l’Emploi, l’instauration d’un climat de confiance entre les pouvoirs publics et les partenaires de l’école, l’abandon de toutes formes de violence en matière de revendication, la création du conseil national de l’éducation, la considération de la souveraineté nationale pour échapper ainsi aux programmes d’ajustement structurel.

Ces recommandations ont été lues par la modératrice Mme Sy Kadiatou Sow. Quant aux communications, elles ont été assurées par des conférenciers chevronnés, en l’occurrence du Pr. Hamidou Magassa, le Pr. Younouss Hamèye Dicko, Me Mamadou Konaté, Dioncounda Niakaté et deux Techniciens des départements de l’éducation.

Ces recommandations seront remises aux plus hautes autorités du pays en vue d’une issue favorable à la crise scolaire et universitaire.

Mamoutou DIALLO (Stagiaire)

28 mars 2008.