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Le regroupement IBK Mali 2012 a tenu le samedi dernier une conférence de presse au CICB. Occasion au cours de laquelle, le RPM a livré aux hommes de médias les raisons qui l’ont amené à claquer la porte du FDR. Le regroupement a aussi demandé que la durée de la transition au Mali ne dépasse pas en tout et pour tout six mois.

‘’Suite aux événements douloureux intervenus dans notre pays le 22 mars, des partis politiques et certaines composantes de la société civile, dans un élan patriotique, ont engagé ensemble des actions en faveur du retour à l’ordre constitutionnel dune part, et d’autre part, contre les périls sécuritaires surtout au Nord Mali.

Nous nous félicitons à ce jour des importants résultats engrangés ensemble grâce à l’unité d’action au nom de l’intérêt supérieur de notre pays. Ce succès qui nous honore tous et qui a été consacré par la signature officielle de l’accord- cadre CEDEAO-CNRDRE DU 6 Avril 2012 a prouvé à suffisance la justesse de nos objectifs. Cependant, après constat des divergences d’appréciation de l’accord-cadre et des modes de traitement des problèmes inhérents à sa mise en œuvre, nous sommes en devoir de vous signifier notre retrait de l’ALLIANCE et du front (FDR)….. »

Par ailleurs, les amis d’IBK se sont prononcés sur la transition. Une transition qu’ils disent ne pas excéder six mois. » Cette durée doit nous permettre à la fois de libérer le pays et d’organiser l’élection présidentielle. Trois mois suffisent largement pour chasser les envahisseurs. Ceci est un premier volet de la crise du nord. L’autre volet plus important est celui des questions de développement. Celles-ci s’inscrivent dans la durée. Et s’il faut attendre encore un an ou plus pour libérer le nord, ce sera pénible pour la population.

Il nous faut rapidement un calendrier pour sa libération » ont estimé les alliés d’IBK. Ibrahim Boubacar Keita propose une transition de 6 mois qui permettra au Premier ministre, qui aura les pleins pouvoirs de résoudre le problème du Nord et d’organiser des élections libres et transparentes. Ibrahim Boubacar Kéita a rassuré les militants de sa détermination à servir le pays.

Dans le cadre de l’intérim qui va s’ouvrir, « je salue l’engagement patriotique du Président de l’Assemblée nationale et l’encourage dans sa future mission. Cet accord de sortie de crise était plus que nécessaire, car le Mali est en danger. Une rébellion armée dotée d’un arsenal militaire sans précédent, menée par le MNLA et des groupes islamistes, AQMI et Ansar Dine, a entrepris de détruire la nation malienne « .

L’ancien premier ministre d’ajouter » J’encourage le futur gouvernement du Mali à tout mettre en œuvre pour secourir nos compatriotes à travers l’ouverture de corridors humanitaires, dans les meilleurs délais « . L’une des missions essentielles du gouvernement d’union nationale de transition que j’appelle de tous mes vœux sera de reconquérir le territoire national avant d’entamer les négociations avec la rébellion, a précisé IBK. Cette reconquête devra se faire par notre armée nationale, réarmée moralement et rééquipée, avec l’appui logistique en matériel et en renseignements des pays amis qui souhaitent nous aider.

L’autre mission prioritaire du futur gouvernement sera d’organiser des élections présidentielles et législatives dans les meilleurs délais. Cette transition, dira IBK, nous donne l’opportunité de bâtir un fichier fiable et infalsifiable, pour des élections incontestables.

Seul un pouvoir bien élu, donc légitime, peut sortir durablement le Mali de la menace sécuritaire et lui ouvrir la voie du développement économique, a conclu le candidat investi du RPM.

Cléophas TYENOU

* Stagiaire

L’Indépendant du 16 Avril 2012