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Organisés en collaboration avec le programme d’appui et de renforcement de l’équité Homme/Femme (PARHEF) et le NDI, la série d’ateliers du CCFP a pris fin par une cérémonie présidée par la représentante du ministre de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille. Pour la circonstance, Mme Camara Maïmouna Coulibaly, chargée de mission au département de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, avait à ses côtés Mme Mariko Korotoumou Théra, porte-parole du CCFP ; Raphaël Ouattara, représentant du NDI au Mali ; Mme Assa Diallo, coordinatrice du PARHEF.

Pour Mme Mariko Korotoumou Théra, la série d’ateliers d’information et de sensibilisation a été organisée à l’intention des femmes et des directions des partis politiques, dans le but d’une meilleure implication des militantes de tous les partis politiques et de s’assurer l’accompagnement des différentes directions.

Elle a rappelé la raison d’être du cadre et les circonstances de sa création. Selon elle, c’est à l’issue de l’analyse de la faible représentation des femmes aux instances de prise de décisions du pays que les militantes des partis politiques, en accord avec les états majors des formations politiques et le soutien du NDI, décidèrent de renverser cette tendance.

Le 1er novembre 2003, elles ont créé le CCFP pour conjuguer les efforts afin de relever le défi de leur participation politique”, a-t-elle rappelé.

Mme Mariko a ensuite indiqué que le premier directoire du CCFP était à l’image des trois regroupements politiques et des partis hors regroupements. “Avec les difficultés que connaissent la plupart des regroupements, le nouveau directoire issu de l’assemblée générale des 3 et 4 juillet 2006 a cru bon d’aller vers une implication directe des directions des partis politiques au lieu des états majors des regroupements politiques”, a-t-elle déclaré.

Mme Mariko s’est félicitée de la nouvelle dynamique. Selon elle, tous les partis politiques ayant participé aux différents ateliers ont salué l’initiative et se sont engagés à soutenir les actions du cadre. “La balle est maintenant dans notre camp. Nous devons, femmes des partis politiques, travailler à l’intérieur de nos formations politiques pour rendre plus sensibles les hommes et les femmes à la question qui nous préoccupe : une plus grande représentation des femmes aux postes électifs”, a-t-elle estimé.

De son côté, Raphaël Ouattara du NDI a mis un accent particulier sur la participation politique des femmes. Pour que la démocratie soit une réalité, à son avis, il faut qu’elle soit participative et inclusive. Mais, il a souhaité que les hommes politiques aident les femmes qui sont dans leurs partis politiques pour une bonne marche de la démocratie, d’autant que les femmes sont plus nombreuses que toutes les franges de la population malienne. Mieux, il a rassuré que le cadre de concertation des femmes n’a pas été mis en place contre les hommes.

Pour sa part, Mme Camara Maïmouna Coulibaly, représentant le ministre de la promotion de la femme à la cérémonie, a estimé que par l’organisation de cette série d’ateliers le directoire du CCFP a montré sa détermination à obtenir non seulement l’implication de toutes les femmes de tous partis politiques, mais aussi à s’assurer l’accompagnement des directions des partis politiques. “Toute chose indispensable pour réussir la mission”, a-t-elle déclaré.

Elle a ensuite indiqué que l’objectif essentiel du cadre, qui est d’avoir une plus grande représentativité des femmes dans les instances de décisions, est aussi une préoccupation majeure du gouvernement.

Elle a rappelé que toutes les sociétés démocratiques sont fondées sur le principe de l’égalité de tous les citoyens dans la vie de la nation. Pour cela, elle a estimé que la faible participation des femmes à la prise de décisions est un déficit démocratique qu’il faut combler. “Il est temps de préparer les esprits à cette nouvelle réalité”, a-t-elle conclu.


Assane Koné

26 janv 2007.